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K5R20415 - Philosophie politique 2 - Cours magistral
« Discours et figures de l’extrême. Réflexion sur la catégorie de l’extrémisme en politique »
À travers l’analyse des discours, des pratiques et des figures historiques qui ont été qualifiées – ou se sont revendiquées – comme « extrêmes », le séminaire cherche à proposer une réflexion critique sur la notion d’extrémisme en politique. En interrogeant les usages du terme « extrême » dans les théories et les pratiques politiques, on s’interrogera sur la signification du mot et les finalités de son usage, ainsi que sur la différence entre radicalité, violence et extrémisme. L’extrême est-il un lieu fixe dans le champ politique, ou une position relative et historiquement construite ?
La réflexion articulera plusieurs niveaux : une analyse conceptuelle de la catégorie d’extrémisme dans les traditions politiques modernes (de Hobbes à Arendt) ; une approche discursive, attentive aux usages du langage politique (discours de stigmatisation, rhétoriques de la purification, logique de l’ennemi absolu) ; une mise en perspective historique et contemporaine des figures politiques extrêmes, de la Révolution française aux populismes contemporains ; enfin, une discussion normative sur les frontières de la démocratie, la tolérance et la légitimité de certaines formes de radicalité.
Après une analyse de la constitution de la modération comme vertu politique (Hobbes, Montesquieu, Constant), nous consacrerons quelques développements à la figure de l’ennemi (de la figure du fanatique religieux aux conceptions contemporaines du radicalisé, en passant par la figure de « l’ennemi absolu »), pour interroger ensuite les différents sens de la « radicalité » ainsi que son évolution sémantique, avant d’engager une réflexion sur les relations entre extrémisme et démocratie à partir notamment d’un examen du « paradoxe de la tolérance » (Popper).
Bibliographie
1. Textes modernes et références critiques
Thomas More, L’Utopie (1516)
Campanella, La cité du soleil (1602)
Gerrard Winstanley, The New Law of Rigtheousness (1649)
Hobbes, Léviathan (1651)
Montesquieu, L’esprit des lois (1748)
Rousseau, Considérations sur le gouvernement de Pologne (1782)
Robespierre, Discours du 5 février 1794 (« Rapport sur les principes de morale politique qui doivent guider la Convention nationale dans l’administration intérieure de la République, fait au nom du Comité de salut public »).
Benjamin Constant, De la liberté des Anciens comparée à celle des Modernes (1819/1874)
Ernst Bloch, Thomas Müntzer : théologien de la révolution, Paris, UGE, 10/18, 1975.
Christopher Hill, Le Monde à l’envers. Les idées radicales au cours de la révolution anglaise (1640-1660), Paris, Payot, 1977.
Jonathan Israël, Les Lumières radicales. La philosophie, Spinoza et la naissance de la modernité (1650-1750), Paris, Éditions Amsterdam, 2005.
2. Textes Contemporains
Hannah Arendt, Les origines du totalitarisme
Michel Foucault, Il faut défendre la société
René Girard, La violence et le sacré
Jean-Claude Monod, Penser l’ennemi, affronter l’exception
Karl Popper, La société ouverte et ses ennemis
Carl Schmitt, La notion de politique
Georges Sorel, Réflexions sur la violence
Michael Walzer, Thinking Politically
Informations sur l'espace de cours
| Nom | Philosophie politique 2 - Figures et discours de l'extrême |
| Nom abrégé | UP1-C-ELP-K5R20415-10 - Figures et discours de l'extrême |
| Enseignants | Marquer Eric |
| Groupes utilisateurs inscrits | Consultation des ressources, participation aux activités :
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Rattachements à l'offre de formation
| Élément pédagogique | UP1-C-ELP-K5R20415 - Philosophie politique 2 |
| Chemin complet | > Année 2025-2026 > Paris 1 > Philosophie > Master 2 Recherche Philosophie et Société > Semestre 4 > UE1 - ENSEIGNEMENTS FONDAMENTAUX > Philosophie politique 2 |
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