Confronté à l’expansion des Slaves dans les Balkans, des Perses, puis des Arabes en Syrie et en Égypte, divisé par de graves conflits religieux, affaibli par une sévère dépression démographique et économique, l’Empire byzantin, qui était encore au début du viiesiècle la plus grande puissance du monde méditerranéen, résiste ; il conserve même une réelle force politique, culturelle et religieuse dans un Haut Moyen Âge en pleine recomposition. Comment et à quel prix ? Quelles en sont les conséquences territoriales, sociales et politiques ? De cet état d’urgence auquel l’Empire fait face tout au long du viie siècle émerge une nouvelle organisation des pouvoirs, centrée sur la capitale impériale, Constantinople. Étudier cette survie et mutation de l’Empire byzantin, c’est aussi examiner les bouleversements qui ont mis fin au monde antique en Méditerranée.