La question du critère de vérité dans l’Antiquité.

S2 : Les épicuriens (P.-M. Morel)

 

Le S2 sera consacré à la conception épicurienne des critères de vérité et à la théorie de la connaissance (la « canonique ») qui en établit les règles. Les épicuriens (principalement Épicure et Lucrèce) considèrent que la sensation est notre premier critère de vérité, et s’opposent en ce sens à plusieurs de leurs prédécesseurs, parmi lesquels Démocrite, dont ils sont pourtant les héritiers dans le domaine de la philosophie naturelle. Cela signifie-t-il que l’épistémologie épicurienne soit assimilable à un empirisme radical ? En montrant, d’une part, que toutes les propositions vraies ne se réduisent pas à l’expérience immédiate et, d’autre part, que seul un savoir de science peut conduire au bonheur, ils élaborent une épistémologie complexe qui relève en réalité d’une forme d’empirisme rationnel.

Partant de Démocrite, le semestre sera principalement consacré à l’analyse des textes majeurs d’Épicure (en particulier la Lettre à Hérodote), ainsi qu’au chant IV du De rerum natura de Lucrèce.