Cet enseignement, ouvert aux étudiants médiévistes et modernistes du Master, se veut une initiation aux apports des sciences sociales pour la discipline historique. L’enjeu consiste, à travers la lecture de textes classiques des sciences sociales (sociologie, anthropologie, philosophie, linguistique…) et à partir d’exemples concrets, à interroger la manière dont les outils et méthodes d’enquête des sciences sociales peuvent contribuer à enrichir et à renouveler les questions et les objets des historiens.

Pour montrer en quoi consiste cet usage à bon escient de l’interdisciplinarité, le semestre sera découpé en deux temps : les six premières séances s’organiseront autour de rubriques méthodologiques consistant à réfléchir, à partir d’un échantillon d’études de cas, aux usages historiens de certains concepts et outils empruntés ou dérivés d’autres disciplines ; les six séances suivantes partiront à l’inverse des travaux de certains auteurs en sciences sociales afin de montrer en quoi ils ont contribué (ou non) à façonner, sinon des courants historiographiques, du moins des approches différentes de certains sujets.

Pour préparer chacune de ces séances, les étudiants devront faire une lecture approfondie d’un choix de textes proposés sur l’EPI (2-3 articles ou chapitres de livres à lire par semaine). Pour les guider dans cette lecture, un axe problématique sera préalablement défini qui servira de socle à la discussion collective dont ces textes feront l’objet à chaque séance.