Topic outline

  • General

    Contacts :

    - Emeline Sallé de Chou - Emeline.Salle-De-Chou@univ-paris1.fr

    - Marta Francia - Marta.Francia@univ-paris1.fr

  • Bibliographie générale


    Iconographie et iconologie :

    PANOFSKY Erwin, Essais d’iconologie : thèmes humanistes dans l'art de la Renaissance, Paris, Gallimard, 1967, Introduction, p. 13-45

    VAN STRATEN Roelof, An introduction to iconography, Langhorne, Gordon and Breach, 1994

    Iconographie religieuse :

    BELTING Hans, Image et culte : une histoire de l’art avant l’époque de l’art, Paris, Les éditions du Cerf, 2007, chapitres 19 et 20, p. 553-651

    FERGUSON George, Signs & symbols in Christian art, New York, Oxford University Press, 1959

    HALLEUX Elisa de, Iconographie de la Renaissance italienne, Paris, Flammarion, 2004

    MÂLE Emile, L’art religieux du XVIIe siècle, Paris, Armand Colin, 1984

    MÂLE Emile, L'art religieux de la fin du Moyen âge en France, étude sur l'iconographie du Moyen âge et sur ses sources d'inspiration, Paris, A. Colin, 1995

    REAU Louis, Iconographie de l'art chrétien, Paris, PUF, 1955-59, 3 tome

    Autres sources liées au cours :

    ​BOUCHERON Patrick, Conjurer la peur : essai sur la force politique des images, 2015​

    ​DEKONINCK Ralph, « Idolâtrie, idéologie, iconologie », Appareil [En ligne], 9 | 2012

    DUCHET-SUCHAUX Gaston, PASTOUREAU Michel, La Bible et les saints. Comprendre et reconnaître les principales représentations religieuses occidentales, Paris, Flammarion, 2014

    FRANK Louis, MALGOUYRES Philippe, La fabrique des saintes images : Rome-Paris, 1580-1660, [cat. d'exposition, Paris, Musée du Louvre, 2 avril-29 juin 2015], Paris, Louvre éditions -  Somogy éditions d'art, 2015

    TADDEI Francesca, BONACINI Silvia, PIERALINI Sibilla, La Bible dans l'art, Paris, Eyrolles, 2010

    VERDON Timothy, La Vierge dans l'art, Paris Bruxelles, Ed. Racine, 2005

    VERDON Timothy, Le Christ dans l'art européen, Paris, Citadelles & Mazenod, 2008

    ​YATES Frances, L'Art de la Mémoire, Paris, Gallimard, 1975

    Ressources électroniques :

    Bases de données pour la recherche iconographique :
    -
    https://rkd.nl/en/explore/images
    - http://www2.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/pres.htm
    - http://www.culture.fr/Ressources/Moteur-Collections
    - https://artsandculture.google.com/
    - http://catalogo.fondazionezeri.unibo.it/form_ricerca.jsp?apply=true&decorator=layout_resp&percorso_ricerca=OA&locale=en

    • Séance 1 - Emeline Sallé de Chou

      «L’homme ne peut pas comprendre sans images... »

      saint Thomas d’Aquin


      NOTIONS CLEFS

      I. Introduction : Iconographie - Iconologie

      « La peinture est un objet historique produit à un certain moment dans des conditions précises, mais la pensée de la peinture peut aller au-delà des conditions historiques de la pensée de son temps.[...] La peinture peut être anachronique par rapport à son temps. Elle ne se contente pas de montrer, elle pense, non par des concepts mais par des figures.»
      Daniel Arasse, 'Eloge paradoxale de Michel Foucault', Histoires de Peintures, Paris, Denoël, 2004, p.243-244.

      II. Les Arts Libéraux aux Moyen Âge

      Herrade de Landsberg, Hortus deliciarum (Le Jardin des délices) composé vers 1180

      Enluminure des Arts Libéraux - Attributs des Arts Libéraux

      "​Toute sagesse vient du Seigneur Dieu — Seuls les sages peuvent faire selon leurs désirs — De sept fontaines coulent la sagesse de la philosophie que l'on appelle les arts libéraux. — L’Esprit Saint a inventé sept arts libéraux, qui sont la grammaire, la rhétorique, la logique, la musique, l'arithmétique, la géométrie, l'astronomie" Herrade de Lanbsberg

      Les "esprits immondes" qui inspirent les poètes et les mages

      Marcianus Capella, De nuptiis Philologiae et Mercurii, 430 ap.JC : première représentation des Artes sous l'aspect de figures allégorique féminines


      III. La Philosophie «Reine-Église» de la Jérusalem céleste préside à toutes les connaissances.

      "La Sagesse s’est bâti une maison, elle a taillé ses sept colonnes" Proverbes (9:1)

      Scolastique, Pères de l’Église, L’Époux, Sept Dons de l'Esprit Saint


      Références

      CAMES Gérard, Allégories et symboles dans l'Hortus Deliciarum, Leyden, Brill, 1971

      BALTRUSAITIS Jurgis, «Roses des vents et roses de personnages à l'époque romane», Gazette des Beaux-Arts, décembre 1938, p.265-276 [disponible en ligne sur Gallica]

      MASI  Michael. «Boethius and the Iconography of the Liberal Arts», Latomus, vol. 33, no. 1, 1974, pp. 57–75. [disponible en ligne sur JSTOR]




    • Séance 2 - Emeline Sallé de Chou

      «L’homme ne peut pas comprendre sans images... »

      saint Thomas d’Aquin


      NOTIONS CLEFS

      IV. Conclusion iconologique La Philosophie «Reine-Église» de la Jérusalem céleste préside à toutes les connaissances.

      «La Sagesse s’est bâti une maison, elle a taillé ses sept colonnes»
      Proverbes 9:1, (Ancien Testament )

      Dans l'enluminure d'Herrade, les sept colonnes d'inspiration romane qui encadrent les sept Arts Libéraux et forment une rotonde autour de la reine Philosophie font référence à :
      - Les sept colonnes que la Sagesse a taillées pour faire sa maison dans l'Ancien Testament = le temple de Jérusalem
      - Les piliers réels des églises et les piliers symboliques de l'Eglise chrétienne que sont les Pères de l'Eglise
      - Les sept dons de l'Esprit Saint que tous les docteurs de l'Eglise portent en eux à l'image du Christ

      -> Source antique des Sept Artes : Noces de Philologie et Mercure  composées pas Marcianus Capella = Philologie reçoit  comme cadeau les sept arts libéraux incarnés par des figures féminines.

      -> Transposition mystique et religieuse des Sept Artes : Hortus Deliciarum Herrade de Landsberg
      Jésus Christ = Époux divin de l’Église (Église = ensemble de la chrétienté / temple de la Sagesse) La Philosophie incarne la Reine-Eglise qui épouse le Christ et reçoit comme cadeau les sept arts libéraux incarnés par des figures féminines et dont les connaissances sont dévoilées par docteurs de l’Église...

      -> Réflexion philosophique liée à ce qu’on appelle la doctrine typologique. 

      V.La colombe du Saint Esprit : source d’inspiration divine
      Iconographie de la colombe (Noé sur l'Arche / inspiration divine / Baptême du Christ / Annonciation / animal attribut des docteurs de l'Eglise)
      Iconographie du corbeau (source d'inspiration démoniaque / esprits immondes / Apocalypse de saint Jean)

      VI. Iconographie de saint Thomas d'Aquin
      Colombe inspiratrice (cf. vision de saint Bonaventure) / Escarboucle -> soleil rayonnant sur la poitrine (cf. vision d'Albert de Brescia)
      Vie de saint Thomas d'Aquin illustrée par Otto van Veen en 1610 / gravures par Cornelis Boel...
      Combat les hérétiques
      Canonisation
      titre de docteur de l'Eglise

      V. Triomphe de saint Thomas d'Aquin
      -> Francesco Traini, Triomphe de saint Thomas d'Aquin, 1323-1345, église Santa Caterina, Pise
      iconographie des personnages de l'Ancien et Nouveau Testaments (quatre Évangélistes, Moïse, saint Paul)
      icono du cosmos dans la tradition chrétienne
      iconographie des hérétiques : Averroès
      importance es livres = connaissance de la Vérité / de la Révélation par les théologiens scolastiques

      Références

      CAMES Gérard, Allégories et symboles dans l'Hortus Deliciarum, Leyden, Brill, 1971

      Aliénor Cambournac, L’iconographie de saint Thomas d’Aquin après le concile de Trente (1567-1700), Paris, 2009.

      Michel Cazenave (éd.), Encyclopédie des symboles, Livre de poche, 1996

      Polzer Joseph. “The ‘Triumph of Thomas’ Panel in Santa Caterina, Pisa. Meaning and Date.” Mitteilungen Des Kunsthistorischen Institutes in Florenz, vol. 37, no. 1, 1993, pp. 29–70. [disponible en ligne sur JSTOR]
      Gérard Verbeke, «L'unité de l'homme: saint Thomas contre Averroès», Revue Philosophique de Louvain, Troisième série, Tome 58, N°58, 1960. pp. 220-249


    • Séance 3 - Emeline Sallé de Chou

      «L’homme ne peut pas comprendre sans images... »

      saint Thomas d’Aquin


      NOTIONS CLEFS
      V. Triomphes de saint Thomas d'Aquin

      -> Francesco Traini, Triomphe de saint Thomas d'Aquin, 1323-1345, église Santa Caterina, Pise

      iconographie des personnages de l'Ancien et Nouveau Testaments (quatre Évangélistes, Moïse, saint Paul)
      Aristote et Platon
      icono du cosmos dans la tradition chrétienne

      -> Filippino Lippi, Le triomphe de Saint Thomas sur les hérétiques, 1489-91, fresque, Santa Maria sopra Minerva, Rome

      putti placés de part et d’autre d’un tondo dans la lunette du petit sanctuaire, montrent un livre sur lequel est écrit un verset des Proverbes (8:7), que saint Thomas utilise dans l’introduction de sa Somme théologique contre les gentils, Veritatem meditabitur guttur meum :
      Car ma bouche proclame la vérité, Et mes lèvres ont en horreur le mensonge.

      Présence des figures allégoriques de Grammaire, Dialectique, Philosophie et Théologie
      iconographie des hérétiques : Averroès, Arius et Sabellius


      -> Andrea da Firenze, La Science de Saint Thomas d'Aquin, 1365-1367, Florence, Santa Maria Novella, salle du chapitre

      Saint Thomas entouré des figures éminentes de l'Ancien et Nouveau Testament: Job avec un livre, David roi et psalmiste avec sa cithare, saint Paul Apôtre avec l'épée,
      les quatre Évangélistes saint Marc, saint Matthieu, saint Jean et saint Luc, Moïse avec les tables de la Loi, Isaïe avec le livre de ses prophéties et Salomon (roi des juifs, il est couronné mais sans auréole) il tient le Livre des Proverbes.

      Les sept sciences sacrées (droit civil / droit canonique / Nouvelle Loi / Théologie / Foi / Révélation / Raison) et les sept sciences profanes ( =arts libéraux) accompagnées de leurs représentants historiques.

      iconographie des trois vertus théologales et des quatre vertus cardinales (Foi, Charité, Espérance / Force, Justice, Tempérance et Prudence)
      iconographie des hérétiques : Averroès, Arius et Sabellius

      importance des livres = connaissance de la Vérité / de la Révélation par les théologiens scolastiques.
      "Le livre est véritablement le coeur, la clé de compréhension des triomphe de saint Thomas.
      Il montre un nouveau modèle de sainteté que Thomas est sans doute le premier à incarner aussi souverainement : 
      celui qui a creusé le mystère de Dieu à travers une démarche intellectuelle.» Aliénor Cambournac, p.61-62

      Références

      Aliénor Cambournac, L’iconographie de saint Thomas d’Aquin après le concile de Trente (1567-1700), Paris, 2009.

      Polzer Joseph. “The ‘Triumph of Thomas’ Panel in Santa Caterina, Pisa. Meaning and Date.” Mitteilungen Des Kunsthistorischen Institutes in Florenz, vol. 37, no. 1, 1993, pp. 29–70. [disponible en ligne sur JSTOR]

      Daniel Russo, «Saint philosophe et théologien chrétien. L'iconographie de Thomas d'Aquin dans les milieux dominicains au XIVe siècle», actes du colloque Portraits de philosophes : de l'idée à l'image, Dijon, 2001

      Dale Hoover, «The spanish chapel of santa maria novella: a document of dominican dogma», mémoire de Master, Department of Humanities, Indiana State University Terre Haute, 1991
      [disponible en ligne]

      Frances Yates, L’art de la mémoire, Paris Gallimard, 1975

      • Séance 4 - Marta Francia

        Iconographie et Ancien Testament

        Introduction à l’iconographie et à l'iconologie

        Aux origines de l'iconographie : Cesare Ripa ; Aby Warburg ; Erwin Panofsky ; Fritz Saxl, Ernst Gombrich, Rudolf Wittkower.

        Les trois niveaux de la lecture iconographique selon Panofsky et exemple de lecture iconographique de l’œuvre : Bernardo Strozzi, Judith et Holopherne, vers 1620-1640, Pinacothèque de Faenza.

        L'Ancient Testament

        Introduction à l’Ancien Testament et au livre de la Genèse

        - La Création du monde - Giovanni di Paolo, La Création du monde et l’expulsion d’Adam et Ève hors du paradis terrestre, vers 1445, Metropolitan museum of art, New York.

        - La Création des animaux - Le Tintoret, La Création des animaux, vers 1550, Gallerie dell’Accademia, Venise.

        - La Création de l’homme - Michel-Ange, La Création d’Adam, 1508-1512, voûte de la Chapelle Sixtine, Cité du Vatican (Cfr. avec Giotto, La Création de l’homme, 1303-1305, Chapelle des Scrovegni, Padoue) ; Giusto de Menabuoi, La Création d’Adam, 1375-78, Baptistère de Padoue ; Bertram von Minden, La Création d’Adam, 1379-1383, Retable de Grabow, Kunsthalle de Hambourg ; Francesco Salviati, La Création d’Adam, vers 1550, Chapelle Chigi, Santa Maria del Popolo, Rome.

        - La Création de la femme - Donatello, La Création de la femme, 1405-1407, Museo dell’Opera del Duomo, Florence ; Véronèse, La création de la femme, vers 1570, Art Institute of Chicago, Chicago.

        - Adam et Éve - Giuseppe Arcimboldo, Portrait d’Ève et portrait d’Adam, 1578, collection privée, Suisse. Le cabinet de curiosités à la Renaissance.

        Les textes dévotionnels médiévaux comme sources iconographiques [à titre d'exemples : Biblia pauperum (début du XIVe siècle) ; Speculum Humanae Salvationis (1324) ; Concordantiae caritatis (moitié du XIVe siècle)].

        - Adam et Ève dans le paradis d’Éden : le péché originel - Albert Dürer, Adam et Ève, 1504, British Museum, Londres 


        RÉfÉrences

        C. Ripa, Iconologia, overo Descrittione di diverse imagini cavate dall' antichità et di propria inventione, Roma, Heredi di G. Gigliotti, 1593

        E. Panofsky, Studies in Iconology: Humanistic Themes in the Art of the Renaissance, New York, Oxford University Press, 1939

        A. Warburg, Art italien et astrologie internationale au palais de Schifanoia à Ferrare, dans : Symboles de la Renaissance, tome II, Paris, Éditions Rue d’Ulm, 1982

        E. Panofsky, Jaś Elsner, and Katharina Lorenz, On the Problem of Describing and Interpreting Works of the Visual Arts, Critical Inquiry 38, no. 3, 2012, pp. 467-482

         



      • Séance 5 - Marta Francia

        Ancien Testament

        - Adam et Ève dans le paradis d’Éden : le péché originel - Tintoret, Le péché originel, vers 1550, Gallerie dell’Accademia, Venise ; Lucas Cranach l’Ancien, Adam et Ève, 1526, Courtauld Institute Galleries, Londres ; Hans Baldung Grien, Adam et Ève, 1531, Museo de Arte Thyssen-Bornemisza, Madrid ; Hugo Van der Goes, Le péché originel, 1470, Kunsthistorisches Museum, Vienne

        - La Chute - Le Dominiquin, Dieu reproche à Adam et Ève d’avoir mangé le fruit défendu, 1623-1625, musée des Beaux-Arts, Grenoble ; Masaccio, Adam et Ève chassés du Jardin d'Éden, 1424-1428, Chapelle Brancacci, Florence


        - Noé : l’arche, le déluge, l’ivresse - Manufacture de Bruxelles, La construction de l’arche de Noé (tapisserie), vers 1550, château de Wawel, Cracovie ; Jan Brueghel de Velours dit L’Ancien, L’entrée des animaux dans l’arche de Noé, 1613, J. Paul Getty Museum, Los Angeles ; Paolo Uccello, Le Déluge et le retrait des eaux, 1447-1448, Chiostro verde, église de Santa Maria Novella, Florence ; Lorenzo Ghiberti, Noé, (panneau de la Porte du Paradis), 1425-52, Baptistère de Santa Maria del Fiore, Florence ; Hans Baldung Grien, Le Déluge, vers 1525, Historisches Museum, Bamberg ; Bernardo Luini, Noé raillé par Cham, 1510-1515, Pinacothèque de Brera, Milan

        - Abraham : Le sacrifice d’Isaac - Caravage, Le sacrifice d’Isaac, 1603, Offices, Florence.

        - Moïse : Moïse sauvé des eaux ; Moïse et les filles de Jéthro - Sandro Botticelli, Les Épreuves de Moïse, 1481-1482, Chapelle Sixtine, Cité du Vatican

        - David : David et Goliath ; David et Bethsabée - Michel-Ange, David, 1501-1504, Galleria dell’Accademia, Florence

        RÉfÉrences

        Guillaume de Conches, De philosophia mundi, entre 1125 et 1135. Pour une édition moderne cf. Guillelmi de Conchis Philosophia, sous la direction de M. Albertazzi, Lavis, La Finestra (Archivio medievale, 10), 2010


      • Séance 6 - Marta Francia

        ANCIEN TESTAMENT
        - David : David et Goliath ; David et Bethsabée : Francesco di Stefano dit le Pesellino, Le triomphe de David, 1440-1445, National Gallery, Londres ; Simon Vouet, David avec la tête de Goliath, 1620-1622, Musei di Strada Nuova, Gênes ; Lorenzo Lippi, David avec la tête de Goliath, 1621-1665, collection privée ; Hans Memling, Bethsabée au bain, 1485, Staatsgalerie, Stuttgart.

        - Judith : Judith et Holopherne - Véronèse, Judith et Holopherne, vers 1580, Musei di Strada Nuova-Palazzo Rosso, Gênes ; Andrea Mantegna, Judith tend à sa servante la tête d’Holopherne, vers 1490, National Gallery of Art, Washington ; Artemisia Gentileschi, Judith et Holopherne, 1617, Museo di Capodimonte, Naples (Cfr. avec Caravage, Judith et Holopherne, vers 1602, Palazzo Barberini, Rome ; Orazio Gentileschi, Judith et sa servante, 1607-1609, National museum of Art, Oslo).

        - Suzanne et les vieillards - Jacopo Robusti dit Le Tintoret, Suzanne et les vieillards, 1555-1557, Kunsthistorisches Museum, Vienne.

        La Réforme protestante : Les "95 thèses" de Martin Luther et le schisme suite à l'excommunication de 1520. La question de l'interdiction des images dévotionnelles (avec les épisodes d'iconoclastie) et les rétombées sur l'art sacré.

        La Contre-Réforme : Le Concile de Trente (1545-1563), le rôle des images dévotionnelles et les nouvelles règles de l'art de la Contre-Réforme. L'exemple des interventions de Daniele da Volterra sur le Jugement Dernier de Michel-Ange.


        figures du nouveau testament : marie

        Introduction au Nouveau Testament. Les sources textuelles des histoires de Marie : les quatre évangiles canoniques, mais aussi les évangiles apocryphes et la Légende Dorée de Jacques de Voragine.

        Introduction à la naissance de Marie : la conception - sans péché - par le baiser d'Anne et de Joachim (Giotto, Rencontre de Joachim et d'Anne à la Porte d'Or, 1303-1305, Chapelle des Scrovegni, Padoue).

        - Naissance de la Vierge - Domenico Ghirlandaio, Nativité de la Vierge, 1486-1490, Chapelle Tornabuoni, Église de Santa Maria Novella, Florence ; Albrecht Altdorfer, Naissance de la Vierge, 1520, Alte Pinakothek, Munich.

        - Présentation de Marie au temple - Titien, Présentation de la Vierge au Temple, 1534, Gallerie dell’Accademia, Venise ; Atelier de Georges de la Tour, L’Éducation de la Vierge au livre, vers 1650, Frick Collection, New York.

        - Mariage de la Vierge - Raphael, Le Mariage de la Vierge, 1504, Pinacothèque de Brera, Milan (Cfr. avec Pérugin, Le mariage de la Vierge, 1500-1503, Musée des Beaux-Arts, Caen)

        - Visitation - Pontormo, Visitation de Carmignano, 1528-1530, Église de Saints-Michel-et-François, Carmignano.

        - Virgo paritura - Piero della Francesca, Madonna del Parto, vers 1459, Musée de Monterchi (Toscane).

        - Naissance de Jésus - Gentile da Fabriano, Nativité (prédelle du retable de l’Adoration des Mages), 1423, Offices, Florence ; Lorenzo Lotto, Nativité, 1527-1528, Pinacothèque nationale, Sienne.


        RÉFÉRENCES

        Pontormo e Rosso Fiorentino : divergenti vie della "maniera" : [cat. d'exposition, Firenze, Palazzo Strozzi, 8 marzo - 20 luglio 2014], sous la direction de C. Falciani et A. Natali, Firenze, Mandragora, 2014

        D. Arasse, Lorenzo Lotto dans ses bizarreries : le peintre et l'iconographie, dans:  Lorenzo Lotto, [Actes du Colloque international, Asolo 18-21 settembre 1980, Treviso], sous la direction de V. Sgarbi et P. Zampetti, Comitato per le celebrazioni lottesche, 1981 



        Approfondissements
        R. Barthes, Deux femmes, dans : Mot pour mot. Artemisia, Paris, Yvon Lambert, 1979, pp. 8-13



      • Séance 7 - Emeline Sallé de Chou

        «L’homme ne peut pas comprendre sans images... »

        saint Thomas d’Aquin


        NOTIONS CLEFS

        -> Conclusion sur les triomphes de Thomas d'Aquin ou Augustin

        Pour accréditer leur légitimité ces docteurs ou Pères de l'Église trônent au milieu de trois types de figures : 1. d'éminentes personnalités issues des textes bibliques qui leur transmettent le mystère de la Révélation ; 2. les personnifications des arts libéraux qui attestent de leur érudition ; 3. les figures allégoriques des vertus théologales et cardinales qui terrassent les vices et/ou les hérétiques et affirment leur sainteté et leur exemplarité morale.

        " La composition artificielle des triomphes offre la possibilité de réunir des personnages historiques et des éléments allégoriques dans un ensemble cohérent qui délivre un message lié à la juxtaposition et à la mise en rapport de ces éléments" Aliénor Cambournac

        -> L'art de la mémoire

        La vertu cardinale de Prudence a parfois (et en particulier lorsqu'elle est liée à Thomas d'Aquin) un livre pour attribut. Selon Thomas d'Aquin la Prudence est une partie de Raison. La mémoire est une partie de Prudence selon Albert le Grand, philosophe et théologien, maître de Thomas d'Aquin.

        -> La Rhétorique Marcus Tullius Cicéron, Boncompagno da Signa / inventio, persuasio, transumptio, memoria

        Selon l'interprétation mystique des "dons" de l'orateur de Boncompagno la première image a été créée par Dieu lorsqu'il créa Adam et Eve, et la première métaphore (transumptio) lorsqu'il leur interdit de toucher au fruit de l'Arbre de la connaissance du Bien et du Mal. Quant à Satan il a usé de persuasio pour convaincre les anges de le suivre dans sa chute puis Adam et Eve de désobéir à Dieu.

        Benoît Grévin explique qu'en transposant la signification d'un mot ou d'un ensemble de mots, la métaphore créé une représentation mentale (intellectus imaginarius) dont l'insolite permet à l'intelligence d'accéder à un ordre de vérité inaccessible au seul langage 'naturel'.

        Frances Yates, suivie par Daniel Arasse, propose de voir dans les images religieuse médiévales non plus la bible des pauvres comme le disait Emile Mâle mais des images de mémoire, des imagines agentes, permettant de se rappeler "les joies invisibles du Paradis et des tourments éternels de l'Enfer" (Boncompagno), afin de suivre les sentiers du Bien et de s'éloigner de ceux du Mal.

         
        Références

        - GRÉVIN, Benoît. «Métaphore et vérité : la transumptio, clé de voûte de la rhétorique au xiiie siècle» , La vérité : Vérité et crédibilité : construire la vérité dans le système de communication de l’Occident (XIIIe-XVIIe siècle) [disponible en ligne].

        - YATES Frances, L’art de la mémoire, Paris, Gallimard, 1975




      • Séance 8 - Emeline Sallé de Chou

        NOTIONS CLEFS
        L'ART DE LA MEMOIRE (suite)

        -> Définition d'imago, eikon, phantasmata

        Thomas d'Aquin : « Il est nécessaire d’inventer des symboles et des images parce que les intentiones simples et spirituelles échappent facilement à l’âme, à moins d’être liées à des symboles corporels, et cela parce que la faculté humaine de connaissance est plus forte en ce qui concerne la sensibilia.» Autrement dit les idées abstraites qui concernent par exemple la pratique des vertus cardinales et théologales doivent être accompagnées de «symboles corporels», elles doivent s’incarner, prendre corps devenir des images au sens grec de phantasmata : « apparences présentes à s'y méprendre, porteuse de toute la crédibilité que peut receler un “trompe-l'œil” réussi.», dans le but de ne pas s’échapper de l’âme.

        -> Concepts d'imagines agentes - symboles corporels - intentiones spirituelles - loci - édifice de mémoire

        « les vertus et les vices sont des ‘signes de mémoire’ grâce auxquels nous nous dirigeons dans les sentiers du souvenir, en nous rappelant les voies vers le Paradis et vers l’Enfer. Les imagines agentes ont dû être moralisées et transformées en de belles ou hideuses figures humaines conçues comme les ‘symboles corporels’ animés d’intentiones spirituelles ―celles de gagner le Paradis et d’éviter l’Enfer―, mémorisées à partir d’une disposition ordonnée dans un édifice ‘solennel’» Frances Yates


        -> Giotto, Galerie des vices et des vertus dans la chapelle Scrovegni de Padoue

        Les édifices de mémoire construits dans l’esprit pour renfermer ces imagines agentes sont comme autant de cathédrales ornées de fresques éloquentes traitant de ce qui est mémorable dans la foi catholique. Aussi Frances Yates et Daniel Arasse postulent que les images qui figurent les arts libéraux, les vertus et les vices comme on les trouve dans les triomphes, sont des ‘signes de mémoire’.

        Les sept vices et les sept vertus ordonnées sur les murs latéraux de la chapelle qui mènent respectivement en Enfer ou au Paradis figurés sur la fresque du Jugement Dernier.

        «J’invite maintenant le lecteur à regarder avec les yeux de la mémoire ces figures sacrées pour les historiens de l’art: les vertus et les vices de Giotto. Ces figures sont justement célèbres pour la variété et l’animation qu’y a introduites le grand artiste, et pour la façon dont elles se détachent de leur arrière-plan, en donnant, sur une surface plane, une illusion de profondeur qui était tout à fait nouvelle. Je voudrais avancer l’hypothèse que ces deux caractéristiques doivent peut-être quelque chose à la mémoire. L’effort à déployer pour former des symboles dans la mémoire encourageait la variété et l’invention individuelle : Tullius ne disait-il pas que chacun doit former pour lui-même ses images de mémoire ? [...] tous ces traits brillants et originaux ont pu être suscités par l’influence de la mémoire artificielle scolastique, par la force avec laquelle la scolastique recommande la mémoire artificielle, en la concevant comme une partie de la Prudence.» Frances Yates



        Références

        Giovanni Boccacio, Decameron, sixième journée, nouvelle V, Traduction par Francisque Reynard, G. Charpentier et Cie, Éditeurs, 1884. p.355

        Philippe Cordez, Les marbres de Giotto  Astrologie et Naturalisme à la Chapelle Scrovegni [Disponible en ligne]

        Frances Yates, L’art de la Mémoire, Paris Gallimard, 1975


      • Séance 9 - Emeline Sallé de Chou

        L'ART DE LA MEMOIRE (fin)

        -> Les lieux de l'Enfer : imagines agentes et intentiones spirituelles qui avertissent l'âme dévote

        Hypothèse de Frances Yates selon laquelle les représentations médiévales de l'Enfer participent de la même dynamique que les "peintures invisibles" créées par la mémoire artificielle. Les différents compartiments dévolus aux damnés selon leurs péchés sont comme autant de loci dans l'édifice de mémoire qui permet de se souvenir des vices à éviter et des abysses infernaux qui guettent le pécheur.

        -> Cosmas Rossellius Thesaurus Artificiosae Memoriae, Venise, 1579 (traité sur l'art de la mémoire)

        "la variété des châtiments, infligés selon les différentes natures des péchés, les situations différentes des damnés, leurs gestes variés aideront beaucoup la mémoire et donneront un grand nombre de lieux".

        ->  Joannes Romberch moine dominicain allemand :

        Explique dans son ouvrage sur la mémoire artificielle que l’Enfer, le Purgatoire et le Paradis doivent être conçus comme autant de souvenirs divisés en de nombreux lieux que nous nous rappelons grâce aux inscriptions qui y sont mises :

        "Et puisque la vraie religion nous enseigne que le châtiment des péchés est en accord avec la nature de crimes, ici les Orgueilleux sont crucifiés... là le Gourmand, l’Avare, le Coléreux, les Paresseux, les Envieux, les Luxurieux sont punis par le soufre, le feux, la poix et autres châtiments su même genre. "

        -> Buonamico Buffalmaco, fresque de l'Enfer, Camposanto de Pise

        « Des inscriptions figuraient jadis sur la peinture et précisaient encore plus les choses. On reconnaissait les types, on s'y identifiait, on réfléchissait sur ses propres actions, son propre comportement et on savait alors comment agir pour éviter d'être refoulé par les anges du 'service d'ordre' de l'archange Michel. On espérait être ce jeune homme présenté par l'ange qu'un saint Michel redoutable mais bienveillant envoie à la droite du Christ. L’artiste a travaillé avec davantage d'insistance sur certains types. Surtout du côté des Damnés. Ceux que l'on doit le mieux reconnaître, pour ne pas les imiter. Les dessins sont plus précis, plus travaillés, même ombrés, sur certains personnages, principalement du côté droit. On voit des repentirs, des « repeints ». Alors que d'autres individus, surtout du côté des Élus, ne sont que rapidement esquissés. L'artiste montre ce qu'il ne faut pas faire. Ce qu'il ne faut pas être au fond de soi. On espérait ne pas être la femme chassée manu militari du groupe des Élus. Montrer le chemin du Salut est le but de cette peinture » Tina Andrelini

        « L'enfer se donne à voir comme une description complète, et cherche à éliminer les marques de son infigurabilité. Sans doute sa fonction a-t-elle alors profondément changé et l'on peut se demander si l'enfer n'est pas devenu surtout l'occasion d'un discours moral sur le péché. C'est moins alors le royaume de Satan qui est l'objet de l'image que les fautes que les fidèles sont invités à déchiffrer à travers l'horreur des supplices, à reconnaître en eux-mêmes, et à avouer dans la confession. L'enfer, tel qu'on le voit se mettre en place à Pise est non seulement un écho aux techniques de l'Art de la mémoire mais il est aussi un miroir qui renvoie au spectateur l'image d'un moi coupable ; il fonctionne comme incitation à la confession, comme fondement d'un recours à la médiation ecclésiale.» Jérôme Baschet

        -> Chapelle Strozzi, Santa Maria Novella // Inferno de Dante

        L'architecture de l'Enfer et des nombreuses scènes qui s'y déroulent sont directement empruntées à l'Enfer de Dante, reproduit pour la première fois dans une fresque monumental. Il s’est probablement inspiré d’une enluminure de la Divine Comédie. Or, dans la traduction italienne du traité de Romberch publié en 1562, une légère modification du texte a été introduite à l’endroit où il est question des lieux de l’Enfer : « Pour nous rappeler des lieux de l’Enfer, l’invention ingénieuse de Virgile et de Dante nous aidera beaucoup pour distinguer les châtiments selon la nature des péchés.»

        «Dans cette interprétation, les principes de la mémoire artificielle, tels que les comprenaient le Moyen Âge, devaient encourager à visualiser intensément de nombreux symboles : objectif d‘un homme ‘prudent’, qui utilise la mémoire comme partie de la Prudence. La Divine Comédie deviendrait ainsi l’exemple par excellence de la transformation d’une somme abstraite en somme de symboles et d’exemples, la Mémoire étant la faculté qui opère cette transformation, le pont entre l’abstraction et l’image.» Frances Yates, L’art de la mémoire, p.108-109


        Références

        Dante Alighieri, L’enfer, traduction de Louis Ratisbonne, Paris, 1870 [disponible en ligne sur Remacle]

        Jérôme Baschet, « Les justices de l'au-delà. Les représentations de l'enfer en France et en Italie (xiie-xve siècles) », Les Cahiers du Centre de Recherches Historiques [En ligne], 5 | 1990

        Tina Anderlini, "Du travail bien frais, Le Camposanto de Pise, L'Enfer sauvé des flammes", disponible en ligne sur Academia.edu

        Lina Bolzoni, La Chambre de la mémoire. Modèles littéraires et iconographiques à l’âge de l’imprimerie, Genève, Droz, 2005

        Frances Yates, L’art de la Mémoire, Paris Gallimard, 1975


      • Séance 10 - Marta Francia

        figures du nouveau testament : marie

        - Circoncision de Jésus et présentation au temple - Giovanni Bellini, La circoncision, vers 1500, National Gallery, Londres ; Andrea Mantegna, Présentation de Jésus au temple, 1455, Gemäldegalerie, Berlin

        - La fuite en Égypte et le massacre des innocents - Gentile da Fabriano, Fuite en Égypte (prédelle du retable de l’Adoration des Mages), 1423, Offices, Florence ; Caravage, Le Repos pendant la fuite en Égypte, 1596-1598, Galleria Doria Pamphilj, Rome ; Pierre Bruegel l’Ancien, Le Massacre des Innocents, après 1566 (?), Royal collection trust, Londres ; Guido Reni, Le massacre des innocents, 1611, Pinacothèque Nationale, Bologne

        - Vierge à l’enfant (Madone de l’humilité ; Madone du Magnificat ; Virgo lactans ; Vierge adorant l’Enfant ; Sainte famille ; Vierge en majesté ;  Conversation Sacrée) - Léonard de Vinci, La Madone à l’œillet, vers 1473-1475, Alte Pinakothek, Munich ; Raphaël, Vierge à l’Enfant avec le petit saint Jean Baptiste, dite Vierge au chardonneret, 1506, Offices, Florence ; Michel-Ange, Madone de Manchester, vers 1497, National Gallery, Londres ; Beato Angelico, La Vierge de l’humilité, 1433-1435, Musée national d'Art de Catalogne, Barcelone ; Rogier van der Weyden, Saint Luc peignant la Vierge, 1435-1438, Museum of Fine Arts, Boston ; Jan Van Eyck, La Vierge en trône allaitant l’Enfant (La Vierge de Lucques), 1435-1440, Städelsches Kunstinstitut, Francfort-sur-le-Main ; Filippino Lippi, La Vierge adorant l’Enfant, vers 1478, Offices, Florence ; Sandro Botticelli, Vierge avec l’Enfant étreignant le petit Saint Jean, vers 1500, Galleria Palatina, Florence ; Bronzino, Sainte Famille avec Sainte Anne et le petit saint Jean-Baptiste, 1545-1546, Kunsthistorisches Museum de Vienne ; Ambrogio Lorenzetti, Maestà, vers 1335, Musée archéologique, Massa ; Piero della Francesca, La Conversation sacrée (ou Pala Brera ou Pala Montefeltro), 1472-1474, Pinacothèque de Brera, Milan ; Giovanni Bellini, Vierge à l’Enfant entre les saintes Catherine et Marie Madeleine (Sainte conversation), vers 1490, Gallerie dell’Accademia, Venise

        - La Pietà (et le Vesperbild) - Michel-Ange, Pietà, 1498-1499, Basilique de Saint-Pierre, Cité du Vatican.


        RÉFÉRENCES
        L. de Vinci (trad. André Chastel), Traité de la peinture, Paris, Berger-Levrault, 1987

        M. Meiss, La Sacra Conversazione di Piero della Francesca, Firenze, Centro Di, 1971
        Approfondissements

        R. Longhi, Le Caravage, Paris, Éd. du Regard, 2004

        "Le Massacre des innocents", Poussin, Picasso, Bacon : [exposition, Chantilly, Jeu de Paume du Domaine de Chantilly, 11 septembre 2017-7 janvier 2018], sous la direction de P. Rosenberg, Paris, Flammarion, 2017




      • Séance 11 - Marta Francia

        figures du nouveau testament : marie

        - La Pentecôte - El Greco, La Pentecôte, vers 1600, Musée du Prado, Madrid

        - La Dormition - Joos Van Cleve, La mort de la Vierge, 1520, Alte Pinakothek, Munich ; Caravage, La mort de la Vierge, 1605-1606, Louvre, Paris

        - L’Assomption - Titien, Assomption, 1516-1518, Basilique de Santa Maria Gloriosa dei Frari, Venise.

        - Le couronnement - Diego Velázquez, Le couronnement de la Vierge, 1641-1642, Musée du Prado, Madrid

        figures du nouveau testament : JESUS

        - Le baptême du Christ par Jean-Baptiste - Piero della Francesca, Le baptême de Jésus, vers 1440, National Gallery, Londres

        - Le repas chez Simon le Pharisien - Véronèse, Le repas chez Simon, vers 1570, Pinacothèque de Brera, Milan

        - La Transfiguration - Raphaël, La Transfiguration, 1518-1520, Pinacothèque du Vatican, Rome 

        - Les noces de Cana - Maître des rois catholiques, Les noces de Cana, vers 1495-1497, National Gallery, Washington ; Véronèse, Les noces de Cana, 1562-1563, Louvre, Paris

        - La résurrection de Lazare - Sebastiano del Piombo, La Résurrection de Lazare, 1517-1519, National Gallery, Londres

        - La Cène - Juste de Gand, La communion des apôtres, 1460, Palais ducal, Urbino ; Léonard, La Cène, 1494-1498, Réfectoire de Santa Maria delle Grazie, Milan


        RÉFÉRENCES

        Le Transitus Mariae ou Dormitio Mariae (livre apocryphe composé au IVe siècle après J.-C. mais dont certains parties remontent au IIe siècle après J.-C.) est  une des sources principales, avec la Légende Dorée de Jacques de Voragine qui le reprend successivement, pour les épisodes de la Dormition, de l'Assomption et du Couronnement de Marie

        Piero della Francesca, De Prospectiva Pingendi, 1460-1480. Traduction en français : Piero della Francesca (trad. de l'italien par Jean-Pierre Le Goff et Jean-Pierre Néraudau, préf. Hubert Damisch, postface Daniel Arasse), De la perspective en peinture : Ms Parmensis, 1576 [« De prospectiva pingendi »], Paris, Éditions In Medias Res,






      • Séance 12 - Marta Francia

        figures du nouveau testament : JESUS

        Le cycle de la Passion et le Chemin de la Croix (Via Crucis)

        - L’arrestation de Jésus - Caravage, L’arrestation de Jésus, 1602, National Gallery of Ireland, Dublin ; Antoine van Dyck, L’arrestation du Christ, 1618-1620, Musée du Prado, Madrid

        - La Flagellation - Piero della Francesca, La flagellation du Christ, vers 1459, Galerie nationale des Marches, Urbino ; Antoine Van Dyck, La flagellation, 1620, Musée du Prado, Madrid

        - La montée au Calvaire (et la Sainte Véronique) - Jérôme Bosch, La montée au Calvaire, entre 1490 et 1500, Kunsthistorisches Museum, Vienne ; Raphaël, Le portement de croix (Spasimo di Sicilia), 1515-1516, Musée du Prado, Madrid ; Jacopo Bassano, La montée au Calvaire, vers 1545, National Gallery, Londres ; Guido Reni, Sainte Véronique, vers 1640-1650, Musée Pushkin, Moscou

        La Devotio Moderna et son influence sur l'art (à travers les exemples de Jérôme Bosch et de Guido Reni)

        - La Crucifixion - Diego Velázquez, Le Christ en croix, 1632, Musée du Prado, Madrid ; Matthias Grünewald, La crucifixion, panneau du retable d’Issenheim, 1515, musée d’Unterlinden, Colmar

        - La descente de Croix - Rosso Fiorentino, La Descente de croix, 1521, Pinacothèque, Volterra

        - La déploration - Petrus Christus, La Déploration, vers 1450, Musées royaux des beaux-arts, Bruxelles ; Pierre Paul Rubens, La Déploration, vers 1612, The J. Paul Getty Museum, Los Angeles

        - La mise au tombeau - Titien, Mise au tombeau, 1559, musée du Prado, Madrid 

        - La Résurrection - Matthias Grünewald, La Résurrection du Christ (Retable d’Issenheim), 1515, musée d’Unterlinden, Colmar ; Rembrandt, La Résurrection du Christ, 1639, Alte Pinakothek, Munich

        - L’Ascension - Mantegna, L’Ascension (triptyque des Offices), 1460, Offices, Florence ; Hans von Kulmbach, L’Ascension, 1513, The Metropolitan Museum of Art, New York


        RÉfÉrences
        Anonyme, De imitatione Christi (L'imitation de Jésus-Christ), XVe siècle, [première trad. française par Michel de Marillac en 1621]

        E. Gombrich, La storia dell'arte, Londres, Phaidon Press, 2008, p. 266 [version française : Histoire de l'art, Londres, Phaidon Press, 2006]

        Pierre L'Arétin, I quattro libri della Humanità di Cristo (Les quatre livres de l'humanité de Jésus-Christ), Venise, 1535
        Approfondissements
        C. Ginzburg, Enquête sur Piero Della Francesca : Le Baptême, le cycle d'Arezzo, la Flagellation d'Urbino, Paris, Flammarion, 1983

      • Partiel