Topic outline

  • General

    L’objectif de ces 24 heures de cours est de présenter et d’analyser ce que la connaissance et la reconnaissance de l’Anthropocène (nom donné par certains scientifiques à une période géologique et planétaire marquée par des bouleversements produits par les humains sur les écosystèmes), à partir des années 1990, font à la politique. Après avoir évoqué les controverses autour du terme, des phénomènes qu’il recouvre, de leur mesure et de leurs conséquences, il s’agira de se pencher sur les formes variées de politiques écologiques coexistant à l’heure actuelle en France et à l’échelle internationale.

    Seront en particulier abordés, sans exclusive ni exhaustivité, la gouvernance climatique mondiale, la place de l’écologie dans les politiques publiques et la compétition électorale, les partis verts, les mouvements climat (leur sociologie et leurs répertoires d’action), les assemblées citoyennes portant sur les enjeux climatiques et environnementaux, les politiques préfiguratives d’inspiration écologique, etc. 

    Modalités d'évaluation : une fiche de lecture qui met en comparaison une lecture mobilisée dans un cours (et annoncée comme telle dans le syllabus) et une lecture que vous trouverez de votre propre chef (à rendre à la fin du semestre) + un devoir sur table d'une heure au cours des dernières séances. Les modalités vous seront précisées dans les jours qui viennent.  

    Lecture générale suggérée : 

    Bonneuil Christophe, Fressoz Jean-Baptiste, 2013, L’Évènement Anthropocène, la Terre, l’histoire et nous, Paris, Le Seuil.



  • Séance 1. Les récits scientifiques et politiques de l'Anthropocène

    Séance 1. Les récits scientifiques et politiques de l'Anthropocène

    Cette séance présente l’Anthropocène en tant que récit explicatif des crises écologiques, les controverses autour de ce récit ainsi que les récits connexes qui participent à les politiser en mettant l’accent sur des processus sociopolitiques.

    Le principal objectif pédagogique est de comprendre comment les scientifiques issus des sciences de la vie et de la terre et des sciences humaines construisent les cadrages scientifiques et politiques des crises écologiques et participent à forger les représentations politiques des crises écologiques.

    Lecture mobilisée : Simon L. Lewis, Mark A. Maslin, « Chapitre 5. L’an 1610 de notre ère. Une date géologiquement et historiquement cohérente pour le début de l’Anthropocène », dans : Catherine Larrère, Rémi Beau (éd.), Penser l’Anthropocène. Paris, Presses de Sciences Po, « Académique », 2018, p. 77-95.


  • Séance 2. L'expertise scientifique au coeur de la (dé)politisation de l'environnement

    Séance 2. L’expertise scientifique au cœur de la (dé)politisation de l'environnement

    Cette séance présente la construction et le fonctionnement des principales institutions scientifiques internationales (GIEC, IPBES) en interrogeant leur rôle dans la construction politique de l’environnement. 

    Le principal objectif pédagogique est de comprendre le rôle politique joué par des institutions scientifiques dans les cadrages politiques des crises écologiques et d’en saisir les effets sur la (dé)politisation de l’environnement. 

    Lecture mobilisée : Marie Hrabanski, Denis Pesche, « Chapitre 3. L’avènement de l’IPBES ou l’institutionnalisation des évaluations globales de la biodiversité », dans : Daniel Compagnon éd., Les politiques de biodiversité. Paris, Presses de Sciences Po, « Académique », 2017, p. 67-89. 


    • Séance 3. La fabrique de l'ignorance des problèmes environnementaux

      Séance 3. La fabrique de l’ignorance des problèmes environnementaux

      Au cours de cette séance, nous verrons comment la production scientifique et institutionnelle des savoirs participe à produire des formes d’ignorance concernant la gravité des problèmes écologiques, tels que ceux liés aux pollutions. La question des incertitudes scientifiques est également décisive pour saisir la production d’angles morts dans les cadrages des crises écologiques.

      Le principal objectif pédagogique est de comprendre comment la fabrique scientifique et institutionnelle de l’ignorance produit des angles morts dans la construction des problèmes et des politiques publiques. 

      Lecture mobilisée : Justyna Moizard-Lanvin, « Sélectionner et agréger les ignorances », Revue d’anthropologie des connaissances [En ligne], 15-4 | 2021, mis en ligne le 01 décembre 2021, consulté le 06 janvier 2023. URL : http://journals.openedition.org/rac/25114


      • Séance 4. La gouvernance climatique mondiale depuis le Sommet de Rio (1992)

        Séance 4. La gouvernance climatique mondiale depuis le sommet de Rio (1992)

        Cette séance présente les fondements des négociations internationales en matière de gouvernance climatique depuis les années 1990. 

        Le principal objectif pédagogique est de comprendre les processus explicatifs d’un « schisme de réalité » entre la connaissance des changements climatiques et les décisions effectives. 

        Lecture mobilisée : Stefan Aykut, Amy Dahan, « 3. La gouvernance du changement climatique. Anatomie d'un schisme de réalité », dans : Dominique Pestré éd., Le gouvernement des technosciences. Gouverner le progrès et ses dégâts depuis 1945. Paris, La Découverte, « Recherches », 2014, p. 97-132.


        • Séance 5. Les partis écologistes en France et en Europe

          • Séance 6. Les assemblées citoyennes : nouveau dispositif pour les politiques de l'anthropocène ?

            • Séance 7. Etat des lieux du mouvement climat

              • Séance 8. Usages du droit et mouvements écologistes