WEBVTT 00:00:19.000 --> 00:00:23.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Hello, bonjour. 00:00:27.000 --> 00:00:32.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Bonjour donc avec UN tout, vousi l'en just tremont. 00:00:33.000 --> 00:00:39.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Notre. 00:00:39.000 --> 00:00:47.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Donc mercur dit. 00:00:48.000 --> 00:00:52.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Um… I don't. Jeanet donc. 00:00:52.000 --> 00:00:58.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Je vous appelle ce cours il essay de demontre qu'on est paser en grew. 00:00:59.000 --> 00:01:03.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Du 18 ème siècle, avec la volonté de. 00:01:03.000 --> 00:01:11.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): De transmettre des savoirs utiles que les savoirs et que l'histoire pouvait amener éventuellement à tirer des leçons, l'histoire et à civiliser. 00:01:12.000 --> 00:01:20.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Les classes populaires, avec une sorte de sentiment de supériorité avec beaucoup de contradictions, à la fois. Une volonté de transmettre les connaissances pour. 00:01:21.000 --> 00:01:23.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Fabriqués. 00:01:23.000 --> 00:01:29.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Comment dire une cité plus égalitaire, notamment dans le cadre de la Révolution française, et en même temps avec une volonté de. 00:01:30.000 --> 00:01:39.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Désensager le peuple de le civiliser. Au Xixe siècle, il y a des gros combats culturels entre l'histoire religieuse. 00:01:40.000 --> 00:01:45.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Que l'église catholique reprend comme un outil de combat. 00:01:45.000 --> 00:01:49.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Justement contre l'héritage des Lumières et de la Révolution, et puis, en même temps. 00:01:49.000 --> 00:01:56.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Une volonté de vulgarisation de l'histoire dans le cadre de l'éducation populaire dans le cadre des mouvements socialistes, notamment. 00:01:56.000 --> 00:02:05.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et on en était là avec les universités populaires qui, je vous l'avais dit, sont fondées à la fin du Xixe siècle. 00:02:05.000 --> 00:02:12.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Mais renesse donc au début du siècle suivant, au début du siècle. 00:02:13.000 --> 00:02:17.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et notamment après la Première Guerre mondiale. 00:02:17.000 --> 00:02:21.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): C'est le cas notamment à Bourges avec Simone Veil. 00:02:21.000 --> 00:02:25.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): W. E. L, qui est une philosophe. 00:02:25.000 --> 00:02:29.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): En 1.935, qui fonde une université populaire. 00:02:29.000 --> 00:02:35.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et l'idée, c'est vraiment d'essayer de réagir contre la Première Guerre mondiale contre. 00:02:35.000 --> 00:02:41.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): La manière dont l'histoire, à la fois en Allemagne mais aussi en France, a été instrumentalisée pour. 00:02:42.000 --> 00:02:49.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Au nom de l'idéologie militaire et nationaliste, et d'utiliser, dans le cadre de. 00:02:49.000 --> 00:02:52.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Mouvements communistes qui sont en essor. 00:02:52.000 --> 00:02:56.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Eh bien, l'histoire comme un outil d'émancipation. 00:02:56.000 --> 00:03:01.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et les intellectuels sont là au premier rang, Alors Simone Veil, il y a aussi des historiens. 00:03:01.000 --> 00:03:03.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Là, vous voyez justement. 00:03:03.000 --> 00:03:08.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Comment dire une manière la manière dont dans les universités populaires allemandes. 00:03:08.000 --> 00:03:12.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): L'histoire est enseignée, notamment à des jeunes femmes, pour apprendre à coudre et être autonomes. 00:03:12.000 --> 00:03:14.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Dans leurs travaux. 00:03:14.000 --> 00:03:28.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Textile chez elle. Et puis vous avez à droite la ville de Villeurbanne Université populaire Palais du Travail C'était ou dans les bourses du travail. Là, c'est le palais du Travail, c'est la bourse du travail de Villeurbanne. 00:03:28.000 --> 00:03:33.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): On est dans la banlieue Lyon, dans des usines textiles. C'est vraiment les milieux ouvriers. 00:03:33.000 --> 00:03:39.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Vous voyez qu'il a des cours pour illettrés. Et puis aussi sciences sociales et dans les sciences sociales, l'histoire tient une bonne place. 00:03:39.000 --> 00:03:44.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Donc au début du Xxe siècle, notamment dans le cadre de l'essor des. 00:03:44.000 --> 00:03:55.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Parti communiste qui ont à cœur d'émanciper la classe ouvrière, en réaction aussi à la propagande dont a fait l'objet l'histoire pendant la Première Guerre mondiale. 00:03:56.000 --> 00:04:00.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Les universités populaires se développent c'est-à-dire, des universités. Je le répète, qui sont gratuites. 00:04:01.000 --> 00:04:06.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Ouverte aux ouvriers qui se tiennent pas dans des universités, mais dans les lieux des syndicats. Bourses du travail. 00:04:07.000 --> 00:04:14.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et qui essayent de remédier au manque d'éducation des ouvriers puisqu'ils n'allaient pas. 00:04:14.000 --> 00:04:20.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): La plupart d'entre eux, par exemple en France, n'allaient que jusqu'au certificat d'études et donc arrêté l'école à 11 ans. 00:04:21.000 --> 00:04:29.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et donc l'idée, c'est vraiment d'utiliser l'histoire et savoir pour essayer les émanciper, alors beaucoup, c'est l'histoire populaire, l'histoire des classes ouvrières. 00:04:29.000 --> 00:04:33.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): L'histoire des peuples, des minorités. Enfin, voilà, c'est une certaine histoire. 00:04:34.000 --> 00:04:36.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Qui est évidemment complètement. 00:04:37.000 --> 00:04:45.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Enseigner alors en même temps, au début du siècle, c'est le moment de la création de l'histoire comme science. 00:04:45.000 --> 00:04:52.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): À l'université, les historiens essaient justement réfléchir sur la manière dont ils pourraient construire l'histoire comme un savoir. 00:04:52.000 --> 00:04:55.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Pour le coup autonome autonomes aussi bien. 00:04:55.000 --> 00:04:58.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Des appétits de l'église et des religions. 00:04:59.000 --> 00:05:02.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Qui n'ont cessé d'instrumentaliser l'histoire. 00:05:02.000 --> 00:05:07.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Au dix-neuvième siècle, vous avez parlé de Frédéric Ozanam, histoire religieuse, tout ça. 00:05:07.000 --> 00:05:17.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Autonome, aussi vis-à-vis des nationalismes et des propagandes d'état, qui pendant la Première Guerre mondiale a fait des ravages avec l'exaltation du roman national. 00:05:17.000 --> 00:05:19.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): L'exaltation de la supériorité française. 00:05:19.000 --> 00:05:26.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): L'insistance dans les programmes scolaires. Sur les héros qui se sacrifient évidemment tout ça un usage très concret. 00:05:26.000 --> 00:05:28.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): D'union nationale. 00:05:29.000 --> 00:05:42.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): L'unification des jeunes Français et de culte du sacrifice dans le cadre de la Première Guerre mondiale, et enfin une histoire scientifique toujours à l'université, j'essaye de la construire aussi. 00:05:42.000 --> 00:05:48.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): De manière autonome, y compris vis-à-vis des mouvements socialistes et communistes. 00:05:48.000 --> 00:05:53.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Qui, avec la révolution russe en 1.917. 00:05:53.000 --> 00:05:57.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Instrumentalisent finalement eux aussi l'histoire, même si c'est pour une toute autre cause. 00:05:57.000 --> 00:06:04.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et donc c'est au début du Xxème siècle qu'à l'université on se place dans une volonté finalement de distanciation. 00:06:04.000 --> 00:06:08.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): L'histoire étant présentée, l'histoire scientifique étant présentée. 00:06:08.000 --> 00:06:11.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Comme un instrument qui peut faire surgir la vérité. 00:06:11.000 --> 00:06:17.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): L'effet à l'abri de toute forme d'instrumentalisation politique ou religieuse. 00:06:17.000 --> 00:06:21.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Je vous ai dit qu'en 1.899, c'était un jeune chartiste. 00:06:21.000 --> 00:06:24.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Un élève de l'école des chartes qui apprenait. 00:06:24.000 --> 00:06:28.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Authentifier les documents d'histoire, etc. Elle existe encore dans l'école des chartes. 00:06:29.000 --> 00:06:35.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Qui a authentifié le faux fabriqué pour accuser Alfred Dreyfus. 00:06:35.000 --> 00:06:41.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): D'avoir trahi son pays et donc l'histoire. C'est vraiment un exemple qui s'appelait Arthur Giri. 00:06:41.000 --> 00:06:45.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): G, I, R Y. Je crois qu'il était élève à l'école des charpins. 00:06:45.000 --> 00:06:47.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Non professeur de diplomatique. 00:06:47.000 --> 00:06:54.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Donc vraiment professeur. Il enseigne la diplomatique, l'art de reconnaître les documents d'histoire. 00:06:55.000 --> 00:07:02.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et donc voilà, c'est vraiment cet exemple. Il est toujours utilisé pour dire: Voilà la supériorité du savoir scientifique. 00:07:02.000 --> 00:07:06.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Il permet, indépendamment toute forme d'oppression. Eh bien, de. 00:07:07.000 --> 00:07:14.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): De fabriquer le vrai, en fait, de faire surgir la vérité au milieu des manipulations et en l'occurrence des manipulations antisémites. 00:07:14.000 --> 00:07:18.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et notamment de l'action française, mais pas seulement de l'armée française, de l'état français. 00:07:18.000 --> 00:07:20.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Dans le cadre de l'affaire Dreyfus. 00:07:21.000 --> 00:07:22.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Hm. 00:07:23.000 --> 00:07:29.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): On est dans un contexte aussi en 1.900, après la Première Guerre mondiale. Fabrication de Cette science. 00:07:29.000 --> 00:07:32.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Scientifique enfin de cette science historique. 00:07:32.000 --> 00:07:35.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Ou des historiens comme Lucien Febvre. 00:07:35.000 --> 00:07:39.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Je vais le marquer parce que. 00:07:39.000 --> 00:07:41.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Donc Arthur Gerry, c'était lui. 00:07:43.000 --> 00:07:45.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Lucien Febvre. 00:07:45.000 --> 00:07:54.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Dans une conférence à l'université de Strasbourg prononcé en 1.919. Strasbourg. 00:07:54.000 --> 00:07:59.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Complètement abîmée et en partie détruite par les ravages de la Première Guerre mondiale. 00:07:59.000 --> 00:08:02.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Il parle d'histoire serbe. 00:08:02.000 --> 00:08:06.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): C'est-à-dire, il dit que l'histoire doit être indépendante et ne doit pas servir. 00:08:06.000 --> 00:08:15.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Parce qu'une histoire qui sert le pouvoir, notamment pendant la Première Guerre mondiale, est une histoire serve c'est-à-dire, servile. 00:08:15.000 --> 00:08:17.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Esclavagisé. 00:08:17.000 --> 00:08:22.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): C'est au même moment où ça, c'est très important. Max Weber, le sociologue. 00:08:22.000 --> 00:08:28.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Fonde dans une série de conférences qui sont publiées en 1.919. L'idée de neutralité axiologique. 00:08:29.000 --> 00:08:36.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): En réaction aussi par rapport aux instrumentalisations des sciences pendant la Première Guerre mondiale, notamment l'histoire, mais pas seulement. 00:08:37.000 --> 00:08:49.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et ce terme, il est très important, puisqu'il est souvent utilisé encore aujourd'hui. En fait, dans un livre qui s'appelle le savant et le politique qui rassemble plein de conférences qu'il a prononcées. 00:08:50.000 --> 00:08:57.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Il développe cette notion de neutralité axiologique en disant que ce qui sépare le politique du savant, c'est que. 00:08:57.000 --> 00:09:01.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Le savon. Il là pour fabriquer du vrai, et même s'il a toujours. 00:09:02.000 --> 00:09:04.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Un point de vue. 00:09:04.000 --> 00:09:10.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Max Weber ne nie pas du tout que le savant ait un point de vue, contrairement à ce qu'on pense souvent aujourd'hui. 00:09:10.000 --> 00:09:14.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): L'important pour lui, c'est de tendre vers une sorte de neutralité. 00:09:15.000 --> 00:09:19.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): De mise à distance axiologique, c'est les valeurs. 00:09:19.000 --> 00:09:25.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Donc les neutralité axiologiques, ça veut dire le plus possible essayer de. 00:09:25.000 --> 00:09:27.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Comment dire d'identifier les valeurs. 00:09:27.000 --> 00:09:40.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Particulières qu'on a des valeurs politiques, des valeurs subjectives qui sont liées au genre, etc. Et avec lesquelles on travaille on fait de l'histoire et on les met à distance, c'est ça la neutralité axiologique: on a des valeurs, on essaie de les mettre à distance, mais on a des valeurs. 00:09:40.000 --> 00:09:47.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Aujourd'hui, il y a beaucoup de gens qui parlent de neutralité axiologique en disant que ce serait être complètement neutre et refuser. 00:09:47.000 --> 00:09:49.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Toute forme de point vue. Situé. 00:09:50.000 --> 00:09:56.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Refuser toute forme de subjectivité. C'est faux. Max Weber, Il sait très bien que c'est un. 00:09:56.000 --> 00:10:05.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): C'est impossible, en fait, c'est impossible. Tout travail du scientifique, c'est de dire comme les autres êtres humains, j'ai des valeurs. J'ai un point de vue subjectif. 00:10:05.000 --> 00:10:09.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Mais ce qui me différencie en tant que scientifique, c'est que moi j'essaye. 00:10:09.000 --> 00:10:12.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): D'abord de bien les identifier. 00:10:13.000 --> 00:10:17.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Puisque ces points vue, ils constituent ce qu'on appelle en sciences des biais c'est-à-dire, des. 00:10:17.000 --> 00:10:19.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Comment dire des. 00:10:21.000 --> 00:10:27.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Des éléments qui peuvent empêcher des obstacles à l'objectivité. 00:10:27.000 --> 00:10:32.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): C'est un biais un biais qu'en regardant biais, c'est qu'on regarde de travers, vous voyez. 00:10:32.000 --> 00:10:35.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et on fait avec. 00:10:35.000 --> 00:10:39.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Donc, vous voyez, c'est différent, mais en tout cas, il y a cette volonté de produire l'histoire comme une science. 00:10:39.000 --> 00:10:41.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): À distance de toutes les formes d'usage, de manipulation. 00:10:42.000 --> 00:10:48.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Paradoxalement, tout en défendant l'histoire comme science et là c'est un historien, la Révolution française qui s'appelle Albert Mathias. 00:10:48.000 --> 00:10:51.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): L'histoire est aussi pratiquée comme un combat. 00:10:51.000 --> 00:10:54.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Parce que l'idée, c'est qu'on essaye de. 00:10:54.000 --> 00:10:57.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Un moment où l'histoire a été tellement manipulée. 00:10:57.000 --> 00:11:01.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et puis il y a la montée du fascisme après la Première Guerre mondiale. 00:11:01.000 --> 00:11:05.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Du communisme, mais surtout du fascisme, et là. 00:11:05.000 --> 00:11:11.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): L'idée, c'est de défendre l'histoire comme une science, défendre les faits, la vérité contre les manipulations du fascisme. 00:11:12.000 --> 00:11:20.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et pour ça, beaucoup d'historiens scientifiques savent qu'il faut non seulement écrire une science qui tend à l'objectivité, donc c'est la neutralité axiologique. 00:11:21.000 --> 00:11:24.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Mais une science qui doit aussi jouer son rôle dans la cité. 00:11:24.000 --> 00:11:28.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et sortir des revues scientifiques. Donc c'est un grand moment. 00:11:28.000 --> 00:11:32.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Le début du siècle autour de la Première Guerre mondiale, où les historiens ont. 00:11:32.000 --> 00:11:34.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Publié dans les journaux, mais aussi. 00:11:34.000 --> 00:11:46.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Des manuels des abrégés, des précis dans la tradition des Lumières, l'idée qu'on va simplifier les livres les plus compliqués pour les faire accéder à tout le monde et notamment regarder achète. 00:11:46.000 --> 00:11:49.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Qui continue de jouer un grand rôle dans la vulgarisation de l'histoire. 00:11:49.000 --> 00:11:56.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Avec ce livre Les grandes journées de la Constituante, c'est l'histoire de la Constituante, la première Assemblée nationale de la Révolution française. 00:11:57.000 --> 00:12:00.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et puis qui. 00:12:01.000 --> 00:12:03.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Une assemblée qui. 00:12:03.000 --> 00:12:16.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Qui a fondé la première Constitution pendant la révolution. Et donc l'idée, vous voyez, Albert Mathias, il choisit un titre un peu accrocheur, c'est des grandes journées, Là, on voit que c'est pour raconter à tout le monde, pas seulement à ses étudiants ou à ses collègues. 00:12:17.000 --> 00:12:25.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Bon, ils publient dans les journaux, ils font des éditoriaux, des éditoriaux, ils interviennent dans les journaux pour démentir des rumeurs, des falsifications, voilà. 00:12:25.000 --> 00:12:32.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Vous pouvez citer cet exemple d'albert Mathias, mais là, je cite un historien de la Révolution française, mais qui s'en plaint à faire la même chose. 00:12:32.000 --> 00:12:38.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): C'est aussi la fabrication, l'organisation, la fondation de musées. 00:12:38.000 --> 00:12:45.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Musée de l'histoire Alors là, on est sous le front populaire, donc l'alliance des gauches à partir de 1.936 entre 36 et 39. 00:12:46.000 --> 00:12:51.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Qui investit énormément dans l'éducation populaire. Ce gouvernement de Léon Blum. 00:12:52.000 --> 00:12:59.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): L Um investit énormément dans l'éducation populaire dans les milieux, dans l'éducation du milieu ouvrier pour. 00:12:59.000 --> 00:13:03.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): En tant que outil Résistance face, fascisme. 00:13:04.000 --> 00:13:10.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et c'est notamment la création du Musée de l'histoire vivante que vous voyez ici, qui existe encore aujourd'hui. 00:13:10.000 --> 00:13:15.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Regarder les musées vivants. Et l'idée, c'est. 00:13:15.000 --> 00:13:20.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): De ce musée, c'est faire un musée à Montreuil, dans une banlieue qui, à l'époque est ouvrière, donc. 00:13:20.000 --> 00:13:24.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Pas du tout dans la ville bourgeoise de Paris, au contraire, dans une ville ouvrière. 00:13:25.000 --> 00:13:28.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et l'idée, c'est de raconter ce musée. 00:13:28.000 --> 00:13:35.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Finalement sur l'endroit de raconter l'histoire des milieux ouvriers et de l'émancipation ouvrière. 00:13:36.000 --> 00:13:43.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et de l'émancipation du peuple sur le terrain où vivent les ouvriers, en fait en banlieue. Quoi. 00:13:44.000 --> 00:13:50.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et donc il est créé en 1.937. Comme vous le voyez ici et l'histoire vivante, c'est l'idée d'une. 00:13:50.000 --> 00:13:56.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Qu'on vulgarise l'histoire en Angleterre, on appelle ça la Living History, c'est le même mot. 00:13:56.000 --> 00:13:58.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): L'idée, c'est de faire. 00:13:58.000 --> 00:14:05.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Voilà privilégier une narration la plus vivante possible de l'histoire en reconstituant des choses. 00:14:06.000 --> 00:14:07.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): En faisant appel à l'émotion. 00:14:08.000 --> 00:14:12.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): C'est ça qu'on appelle l'histoire vivante et une histoire qui est censée vraiment. 00:14:12.000 --> 00:14:19.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Servir d'émancipation, donner de l'espoir aux classes populaires et à raconter leur histoire, surtout une histoire qui a souvent été invisibilisée. 00:14:19.000 --> 00:14:22.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Invisibilisé ce musée. Il existe encore aujourd'hui. 00:14:22.000 --> 00:14:30.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Alors, pendant longtemps les collections, c'était surtout l'histoire du monde ouvrier, l'histoire des révolutions. Il y a plein d'affiches sur la Révolution française sur les révolutions de 1.848. 00:14:30.000 --> 00:14:32.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): La Commune de Paris, etc. 00:14:32.000 --> 00:14:37.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Aujourd'hui, c'est recentré surtout sur l'histoire du monde ouvrier. 00:14:37.000 --> 00:14:41.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Mais voilà donc, il y a une vraie bataille. 00:14:41.000 --> 00:14:44.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Dans la fondation. Ces musées là, les historiens y participent. 00:14:44.000 --> 00:14:47.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Notamment les historiens de la Révolution française que je vous ai cité. 00:14:47.000 --> 00:14:55.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Parce qu'ils en font un des instruments de la défense d'une histoire émancipatrice contre les mensonges, du fascisme, etc. 00:14:56.000 --> 00:15:06.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Pour avancer très vite, quand même après la Seconde Guerre mondiale, il y a eu exactement le même genre d'initiatives en réaction à la Première Guerre mondiale en réaction aux deux guerres mondiales. 00:15:07.000 --> 00:15:12.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): L'idée de fonder des musées sur les lieux des batailles et les lieux des guerres. C'est le musée de Péronne. 00:15:13.000 --> 00:15:17.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Musée d'histoire de Péronne qui a été fondé avec des historiens. Je pense à Annette Becker. 00:15:17.000 --> 00:15:20.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Jean-jacques Becker, Stéphane Audoin-rouzeau. 00:15:20.000 --> 00:15:28.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Qui sont des historiennes et des historiens de la Première Guerre mondiale et qui se sont beaucoup investis dans la fondation de ce musée. 00:15:28.000 --> 00:15:30.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et un musée. 00:15:31.000 --> 00:15:35.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Qu'on a appelé Historial au début, donc un musée d'histoire. 00:15:35.000 --> 00:15:43.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Je crois même qu'il s'appelle l'historial de la Grande Guerre avec des objets exposés, là c'est des uniformes. 00:15:43.000 --> 00:15:49.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): L'idée, c'est d'être le plus vivant possible, le plus simple possible pour transmettre une histoire simple à comprendre. 00:15:49.000 --> 00:16:03.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): En réaction aux guerres pour aussi essayer de comprendre les ressorts de la guerre. Donc il y a un vrai travail de mémoire qui est fait, Donc, vous voyez, les historiens, ça, c'est l'histoire publique, parce que qui dit pas son nom, évidemment. 00:16:03.000 --> 00:16:07.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Mais qui fait sortir des historiens du laboratoire. 00:16:07.000 --> 00:16:13.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Des centres de recherche de l'université. Essayer de transmettre quelque chose avec des objets. 00:16:14.000 --> 00:16:24.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et enfin, ça, tout ça, c'est. Après la Seconde Guerre mondiale et même dans les années 1.980, et là. Pareil. La fondation du Mémorial Mémorial de Caen. 00:16:24.000 --> 00:16:27.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Qu'un mémorial pour la paix. L'idée, c'est de. 00:16:27.000 --> 00:16:30.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): D'utiliser des connexions d'objets de la Seconde Guerre mondiale. 00:16:31.000 --> 00:16:33.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Euh. 00:16:34.000 --> 00:16:37.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Pour essayer justement. 00:16:37.000 --> 00:16:46.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): De travailler à ce que ça n'arrive plus et d'essayer de faire comprendre finalement les ressorts de la Seconde Guerre mondiale, mais aussi. 00:16:46.000 --> 00:16:57.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Les ressorts des guerres du siècle en général, Il a été inauguré en 1.988, ce mémorial à Caen, donc historial de guerre de la Grande Guerre à Péronne et mémorial de Caen. 00:16:57.000 --> 00:17:06.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): À Caen Parallèlement, l'histoire publique se développait aussi dans les régions ouvrières. 00:17:06.000 --> 00:17:12.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): En Europe et une des grandes expériences d'histoire publique. Ça a été. 00:17:12.000 --> 00:17:15.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Eh bien, autour de Samuel Raphaël, Samuel. 00:17:16.000 --> 00:17:20.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et au Ruskin College. 00:17:21.000 --> 00:17:27.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): C'est-à-dire à Oxford, le collège le plus populaire d'oxford. 00:17:27.000 --> 00:17:39.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et qui a fondé les ateliers d'histoire qui sont encore un grand modèle pour nous, Vous le voyez avec des étudiants et puis des collaborateurs en photo. Là, c'est lui qui a Les lunettes. 00:17:39.000 --> 00:17:42.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): À droite, presque à droite. 00:17:42.000 --> 00:17:48.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et vous voyez une photo d'un History Workshops, alors qu'est-ce que c'est les History Workshop? L'idée, c'est que les historiens, donc. 00:17:48.000 --> 00:17:52.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Les Britanniques vont aller travailler avec. 00:17:52.000 --> 00:17:58.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): La classe ouvrière, donc ils vont à Sheffield, ils vont à Leeds, etc. Dans les grandes villes ouvrières britanniques. 00:17:58.000 --> 00:18:03.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Avec l'idée que l'histoire des ouvriers, l'histoire des ouvriers a peu été racontée. 00:18:04.000 --> 00:18:09.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Les ouvriers font partie d'une classe sociale qui est. 00:18:09.000 --> 00:18:15.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Attaquer, menacé notamment par les politiques libérales à ce moment-là. Et puis, évidemment, toute la. 00:18:16.000 --> 00:18:32.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): La période de Margaret Thatcher, la première ministre anglaise, qui fermait les puits de Mime, qui réprimait les mouvements ouvriers et que eux, en faisant des ateliers d'histoire, ils luttent contre ça, ils aident la classe ouvrière à raconter son histoire et à s'approprier sa propre histoire. 00:18:32.000 --> 00:18:39.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Comme un outil de lutte, donc évidemment, ici, on est dans des milieux de gauche proches des communistes. 00:18:39.000 --> 00:18:55.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et l'idée, c'est que les historiens, ils doivent servir à aider la classe ouvrière à leur raconter leur histoire en leur mettant leurs archives à disposition en leur expliquant comment on peut faire un livre d'histoire avec des méthodes, etc. Vous voyez, ça change un peu le statut de l'historien parce. 00:18:55.000 --> 00:18:59.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Du coup là, il est plutôt une sorte de médiateur de passeur. 00:18:59.000 --> 00:19:02.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et à la fin, ce n'est pas les historiens qui écrivent l'histoire. 00:19:02.000 --> 00:19:08.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): C'est les ouvriers eux-mêmes, avec l'aide des historiens, donc c'est une grande période, donc ils le publient là-dedans. 00:19:08.000 --> 00:19:16.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Il y a le History Work Journal, qui existe encore aujourd'hui, d'ailleurs, dans lequel ils relatent leurs expériences. 00:19:16.000 --> 00:19:18.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Ou la revue The Public History. 00:19:18.000 --> 00:19:27.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): En Allemagne dans les années 1.980. C'est un peu la même chose avec ce qu'on appelle l'altaxe c'est-à-dire, l'histoire du quotidien. 00:19:27.000 --> 00:19:29.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Ou des historiens. 00:19:31.000 --> 00:19:34.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Alors la fiche deux. Ça s'écrit comme ça. 00:19:34.000 --> 00:19:36.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Altax Ges, Susthe. 00:19:36.000 --> 00:19:39.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Histoire du quotidien, Histoire de tous les jours. 00:19:39.000 --> 00:19:44.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Étymologiquement. L'idée, c'est d'utiliser l'histoire. 00:19:46.000 --> 00:19:52.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Pour réconcilier l'allemagne c'est-à-dire. 00:19:52.000 --> 00:19:56.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Réunification de l'allemagne dans les années 1.990. 00:19:56.000 --> 00:19:59.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Entre les anciennes allemandes de l'est et de l'ouest. 00:19:59.000 --> 00:20:10.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et l'idée, c'est d'organiser des ateliers dans lesquels finalement, on vient comprendre à la fois l'héritage du nazisme, c'est un pays, qui est encore traumatisé par le nazisme dans les années 1.980 90. 00:20:11.000 --> 00:20:18.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et qui essaye de trouver des moyens d'écrire une histoire commune entre Exrda et Rsa. 00:20:18.000 --> 00:20:22.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Pour essayer de raconter une histoire qui puisse les réunir. 00:20:22.000 --> 00:20:28.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Il y a des ateliers d'histoire, des festivals d'histoire qui sont mis en place et utilisés, notamment. 00:20:28.000 --> 00:20:32.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Par les historiens universitaires pour essayer justement. 00:20:32.000 --> 00:20:37.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): De rassembler des populations, de leur faire raconter une histoire, une histoire et dépasser leurs fractures. 00:20:37.000 --> 00:20:46.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): C'est aussi la grande période alors là, on est plutôt dans les années 1.970 de la Grande fondation dans tous les territoires des écomusées qui existe encore aujourd'hui. 00:20:46.000 --> 00:20:53.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Alors pourquoi les écomusées un peu comme la classe ouvrière, le monde paysan, le monde rural et toutes les traditions, tous les patrimoines. 00:20:53.000 --> 00:20:58.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Architecturaux, mais aussi professionnels du monde paysan, sont en train disparaître. 00:20:58.000 --> 00:21:05.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Face à l'industrialisation, l'agriculture face aussi au déclin, l'agriculture, il y a de moins en moins d'agriculteurs. 00:21:05.000 --> 00:21:09.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Encore aujourd'hui, mais dans les années 1.970, la chute est. 00:21:09.000 --> 00:21:29.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Folle, et donc on a l'impression que c'est un monde qu'on est en train d'oublier, et face à ça, il y a énormément d'écomusées dans les territoires qui se créent un écomusée. C'est un musée qui parle des traditions locales, des milieux environnementaux aussi locaux et qui fait le lien entre tout ça. C'est un musée qui porte le patrimoine local vraiment, et les historiens y participent. 00:21:29.000 --> 00:21:36.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Ici, c'est le Musée l'ecomusée de l'alsace, qui a été fondé en 1.984 à partir d'une d'un. 00:21:36.000 --> 00:21:38.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): D'un ancien moulin. 00:21:38.000 --> 00:21:41.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Donc vous voyez là les habitants eux-mêmes. 00:21:41.000 --> 00:21:53.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Le reconstruisent, et puis vous voyez en bas. Jack Lang, qui était ministre de la Culture en 1.983 de François Mitterrand qui assiste à l'inauguration de l'écomusée. Et vous le voyez aujourd'hui. Les photos en couleurs. 00:21:53.000 --> 00:21:58.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): C'est un écomusée à l'air libre, en quelque sorte, vous voyez qu'on a créé une sorte de grand village. 00:21:58.000 --> 00:22:04.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Pour en fait valoriser le patrimoine architectural alsacien avec ses maisons à colombages, etc. 00:22:05.000 --> 00:22:13.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et on peut encore le visiter aujourd'hui, mais il y en a plein, alors ils sont un peu en déclin aujourd'hui, puisqu'ils sont difficiles à continuer à financer, ils attirent pas forcément beaucoup de public. 00:22:13.000 --> 00:22:15.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Mais c'est un maillage encore important. 00:22:15.000 --> 00:22:17.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): De. 00:22:18.000 --> 00:22:26.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Finalement, la diffusion de l'histoire locale et du patrimoine populaire vernaculaire, c'est à dire banal, quotidien. 00:22:26.000 --> 00:22:31.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et dans lequel beaucoup d'historiens et d'historiennes ont participé au Québec, C'est pareil. 00:22:31.000 --> 00:22:36.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): À Montréal il y a l'écomusée du fier monde, qui est un ancien. 00:22:37.000 --> 00:22:44.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Bains publics et qui raconte l'histoire des Québécois, des Montréalais, etc. 00:22:44.000 --> 00:22:53.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Alors, pour terminer tout ça, je dirais aussi qu'à travers toutes les expériences que les historiens, les historiens me font aujourd'hui. 00:22:53.000 --> 00:22:56.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Alors il y a les émissions de radio. 00:22:56.000 --> 00:22:59.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Les émissions de Radio France. 00:22:59.000 --> 00:23:04.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Après la Seconde Guerre mondiale, il y a énormément d'émissions, il y a quelques émissions de radio sur l'histoire. 00:23:04.000 --> 00:23:09.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Mais elles sont prises en charge par des gens qui sont pas historiens qui sont plutôt. 00:23:09.000 --> 00:23:12.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Journaliste, animateur, Je vous en ai déjà parlé, c'est Alain Decaux. 00:23:15.000 --> 00:23:17.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Ou André Castolo. 00:23:17.000 --> 00:23:19.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): On l'a vu quand on a vu le film. 00:23:20.000 --> 00:23:22.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Comment dire le texte de Henri Rousseau. 00:23:22.000 --> 00:23:28.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Qui font notamment une émission qui s'appelle la Tribune de l'histoire. 00:23:31.000 --> 00:23:33.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): La tribune de l'histoire. 00:23:34.000 --> 00:23:42.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Ça a été vraiment une émission très très longue puisqu'elle elle a existé de 1.951. Je crois que c'est l'émission la plus longue du service public. 00:23:42.000 --> 00:23:44.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): À 1.997. 00:23:44.000 --> 00:23:50.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Donc c'est voilà donc et qui se vendait comme une nouvelle façon de raconter l'histoire. 00:23:50.000 --> 00:23:55.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Un peu plus éditorialisé, comme dans un journal. 00:24:00.000 --> 00:24:02.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): C'est. 00:24:02.000 --> 00:24:06.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Voilà, il y a. 00:24:07.000 --> 00:24:10.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Voilà donc c'est une des séries repères de l'histoire de la radio vraiment. 00:24:11.000 --> 00:24:18.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Alors en histoire, on insiste beaucoup sur les grandes journées, les grands héros, etc. D'autres émissions, les énigmes de l'histoire. 00:24:18.000 --> 00:24:21.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Donc il y a un côté un peu sensationnaliste. 00:24:21.000 --> 00:24:28.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Dans les médias. Les énigmes de l'histoire C'est une série d'émissions qui a eu lieu plus courte entre 1.956 et 57. 00:24:29.000 --> 00:24:31.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Y aussi alors à la télé. 00:24:31.000 --> 00:24:35.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): La caméra explore le temps, alors là, c'est vraiment la télé en noir et blanc. 00:24:37.000 --> 00:24:40.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): C'est 47 épisodes, quand même. 00:24:41.000 --> 00:24:50.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et l'idée, c'est de retourner dans le temps. Il y a une sorte de fiction qui, à chaque fois, vous amène à remonter le temps, donc c'est De 1.957 à 1.966. 00:24:50.000 --> 00:24:57.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Sur la première chaîne de la télévision française qu'on appelait l'ortf. 00:24:57.000 --> 00:25:01.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Donc tout ça, c'est vraiment pas des historiens professionnels qui. 00:25:01.000 --> 00:25:09.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Qui s'en occupe. Après donc la caméra explore autant. Ça donne ça, c'est une grande journée C'est-à-dire, que. 00:25:09.000 --> 00:25:18.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): En termes ça veut jouer un grand rôle dans la vulgarisation de l'histoire, mais en termes de logiciel, c'est toujours le même, c'est le roman national, alors les historiens s'y mettent. 00:25:18.000 --> 00:25:28.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Exemple les lundis de l'histoire sur France Culture avec au milieu un journaliste qui s'appelle Emmanuel Laurentin, qui ensuite a fait une émission qui s'appelait la Fabrique de l'histoire qui a arrêté juste il y a quelques années. 00:25:28.000 --> 00:25:30.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et là, il est avec Jean-pierre Vernant à gauche. 00:25:30.000 --> 00:25:48.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Oui Jean-pierre. Vernant à gauche et à droite, c'est Jacques Le Goffien, médiéviste. Tous les lundis. Le matin après c'est Arlette Farage et Roger Chartier qui l'ont pris en charge tous les lundis. 00:25:48.000 --> 00:25:50.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Des historiens étaient. 00:25:50.000 --> 00:26:06.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Derrière le micro à France Culture et inviter des collègues, parler de sujets d'histoire, etc. C'est vraiment l'idée qu'à partir des années 1.980, les historiens scientifiques de l'université ici mettent dans les médias il y a aussi la grande émission de Marc Ferraud, histoire parallèle qui a duré des années. 00:26:06.000 --> 00:26:13.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): L'histoire parallèle, ça existe, c'est de 1.989 à 2.001, donc c'est long. 00:26:13.000 --> 00:26:22.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Ses 11 ans et tous les soirs, c'est l'histoire de la Seconde Guerre mondiale qui est racontée. Moi, je me rappelle encore: J'étais un peu gamin, je regardais ça, ça m'intéressait pas. 00:26:22.000 --> 00:26:25.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Forcément, mais c'était vraiment une histoire. 00:26:25.000 --> 00:26:27.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Une émission incontournable. 00:26:27.000 --> 00:26:30.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et Marc Férus, c'est un historien universitaire. 00:26:32.000 --> 00:26:35.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Alors aujourd'hui, on est dans un contexte un peu différent. Pour terminer ce cours. 00:26:36.000 --> 00:26:39.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Qui, à la fois est déjà connue. 00:26:39.000 --> 00:26:43.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Je vous ai déjà dit. Au 19 e siècle, l'offensive de l'église catholique. 00:26:43.000 --> 00:26:54.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): L'offensive de l'action française au Xxème siècle, l'offensive du fascisme, la manipulation de l'histoire liée à la guerre, etc. 00:26:54.000 --> 00:27:00.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et qui mettent les médias au service de leurs manipulations. Aujourd'hui, Finalement, donc on est dans un. 00:27:00.000 --> 00:27:02.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Contexte qui ressemble à une. 00:27:02.000 --> 00:27:04.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): À ce qu'ont déjà vécu. 00:27:05.000 --> 00:27:07.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Nos prédécesseurs. 00:27:07.000 --> 00:27:12.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et en même temps un peu nouveau. Puisqu'aujourd'hui, les médias sont. 00:27:12.000 --> 00:27:15.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Mondiaux mondialisés, il y a de nouvelles. 00:27:15.000 --> 00:27:18.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Manières de vulgariser l'histoire, qui sont. 00:27:18.000 --> 00:27:20.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): De plus en plus puissante, je dirais. 00:27:21.000 --> 00:27:28.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Je pense, par exemple, aux vidéos pod Ia, les vidéos. 00:27:28.000 --> 00:27:36.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Généré par intelligence artificielle qui vous mène, Je ne sais pas, il y en a une qui vous met dans la peau de Marie-antoinette. Par exemple regardez-la, si ça vous intéresse. 00:27:36.000 --> 00:27:44.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Avant la révolution. En fait, on est en 1.993 et on comprend que c'est le matin même où elle va se faire arrêter dans son château. 00:27:44.000 --> 00:27:54.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Alors rien, tout ça est vrai puisqu'elle s'est pas fait arrêter au château de Versailles, elle s'était pas fait arrêter en 1.793. Et surtout, c'est un peu comme si j'étais une influenceuse. Magua. 00:27:54.000 --> 00:28:01.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Donc on la voit boire dans un environnement luxueux avec un dressing. Alors, évidemment Marie-antoinette, elle n'avait pas de dressing. 00:28:01.000 --> 00:28:05.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Limite, on dirait l'agence. Vous voyez, il y a un dating dans toutes les maisons. 00:28:06.000 --> 00:28:10.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): C'est une émission de télé. Vous connaissez sûrement tous, mais bon. 00:28:10.000 --> 00:28:20.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Au cas où le peuple arrive comme une maçon dans les jardins, alors qu'elle est en train limite de se faire coiffer et tout enfin; bon; bref. 00:28:20.000 --> 00:28:27.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Tout ça veut dire. Manipulation de l'histoire Marie-antoinette. est une victime comme une influenceuse aujourd'hui, et le méchant peuple. 00:28:28.000 --> 00:28:32.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Vient finalement attaquer sa richesse, quoi alors qu'évidemment. 00:28:32.000 --> 00:28:36.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): C'est pas ça, L'histoire, c'est une Révolution française Marie-antoinette. s'est toujours opposée à la révolution. 00:28:36.000 --> 00:28:40.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Elle a voulu réprimer la révolution depuis le début. 00:28:40.000 --> 00:28:43.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): On a beau être contre la peine de mort. 00:28:43.000 --> 00:28:49.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): On peut expliquer enfin, sans justifier, je veux, dire, l'exécution Marie-antoinette: On peut expliquer. 00:28:49.000 --> 00:28:54.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Historiquement son exécution autrement que comme ça. 00:28:55.000 --> 00:29:03.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et puis aujourd'hui, c'est la notion de science qui attaquée, même la science qui est attaquée, la postérité, l'effet alternatif. Regardez ce livre. 00:29:03.000 --> 00:29:06.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Qui sortiront en juin dernier 2.025. 00:29:06.000 --> 00:29:17.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Affiche vraiment ce problème c'est-à-dire, en disant aujourd'hui la manipulation de la vérité est telle l'idée que la vérité, elle est dans les mains finalement d'une élite scientifique qui se fout du peuple. 00:29:18.000 --> 00:29:25.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et l'idée que Trump, mais aussi le Rn en France, etc. Viendrait au contraire dire la vérité. 00:29:25.000 --> 00:29:32.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Produire des faits alternatifs qu'il faudrait plus croire que ce que disent les politiques ou les scientifiques. Ben, c'est un vrai problème. 00:29:32.000 --> 00:29:40.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Parce que du coup, ça décrédibilise toute forme de discours scientifique, et notamment les historiens. Nous on est vraiment aux prises avec ça, c'est compliqué. 00:29:41.000 --> 00:29:51.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): D'autre part, les ventes de nos livres des livres d'histoire, ils baissent. Regardez. De 2.005 à 2.017 Les chiffres datent un peu, mais quand même. 00:29:51.000 --> 00:29:55.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Les ventres, c'est moins 43 pour 100 des ouvrages en sciences humaines et sociales. 00:29:56.000 --> 00:29:59.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Alors qu'il y a plus de livres produits, mais les ventes baissent vraiment. 00:29:59.000 --> 00:30:05.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Donc c'est un problème, ce qui décourage pas les historiens. 00:30:05.000 --> 00:30:10.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Alors face à des succès éditoriaux puisque l'histoire est quand même encore un marché. 00:30:11.000 --> 00:30:15.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Si vous avez bien regardé là 44 pour 100 en chiffre d'affaires, ça veut dire que. 00:30:16.000 --> 00:30:19.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Les livres d'histoire continuaient à vendre, mais c'est ces livres d'histoire-là. 00:30:19.000 --> 00:30:21.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Des femmes Deutsch, qui est. 00:30:21.000 --> 00:30:25.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Deux royalistes, Franck Ferrand pareil qui est pas loin, l'extrême droite. 00:30:25.000 --> 00:30:34.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et qui utilisent l'histoire pour faire vendre et faire vendre à travers leurs idées qui sont des idées. 00:30:34.000 --> 00:30:37.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Problématiques qui donnent une vision très longue. 00:30:37.000 --> 00:30:39.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Plus spécial de l'histoire. 00:30:39.000 --> 00:30:42.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et notamment. 00:30:42.000 --> 00:30:45.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Plutôt royaliste, plutôt conservatrice, etc. 00:30:45.000 --> 00:30:51.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et donc certains historiens essayent de pratiquer l'histoire en réagissant contre ces. 00:30:52.000 --> 00:30:56.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Contre ces manipulations, alors notamment: livre les historiens de garde. 00:30:56.000 --> 00:31:04.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): De Laurent Deutsch à Patrick Buisson, La résurgence du mouvement national de William Blanc, Aurore, Chéry, Christophe Naudin. 00:31:04.000 --> 00:31:07.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Avec la préface de Nicolas Offenstadt, notre collègue. 00:31:08.000 --> 00:31:16.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Donc l'idée, c'est de faire du debunking, Je vous ai déjà parlé du Cvuh. Il y a plein de manières de faire du debunking pour écrire, on écrit dans des. 00:31:16.000 --> 00:31:19.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Dans les journaux, on intervient dans les médias, etc. 00:31:20.000 --> 00:31:22.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Y a mes collègues qui ont écrit le Puy du faux. 00:31:23.000 --> 00:31:27.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Qui est une dénonciation et une. 00:31:27.000 --> 00:31:34.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Comment dire une analyse critique du Puy-du-fou, ce que le Puy du Fou crée comme discours manipulateur. 00:31:34.000 --> 00:31:37.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Toujours un discours identitaire dans ses spectacles. 00:31:37.000 --> 00:31:46.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et donc en faisant croire que l'identité française est une identité qui n'aurait jamais évolué, qui vient de l'identité chrétienne et blanche, et qui ne cessait de se faire agresser. 00:31:46.000 --> 00:32:00.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Par des étrangers, des immigrés et finalement face auxquels il faudrait toujours résister, et donc le fait d'écrire un livre contre ça montre bien qu'il y a des historiens qui pratiquent l'histoire publique comme un outil de résistance politique. 00:32:00.000 --> 00:32:07.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Culturelles aussi face à la conception de l'histoire comme un divertissement. 00:32:07.000 --> 00:32:16.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Je pense aux cités de l'histoire, alors il y en a une à Rouen, il y en a une à la Défense, C'est un endroit où on paye pour aller voir des sénets historiques. 00:32:16.000 --> 00:32:23.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Avec Franck Ferrand Je vous l'ai montré tout à l'heure, qui est une émission qui s'appelle au coeur de l'histoire, sur Europe un et qui est aussi. 00:32:23.000 --> 00:32:31.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Notamment le conseiller scientifique de la Cité de l'histoire de la Défense et dans cette cité de l'histoire, c'est pareil, c'est du roman national, c'est une vision nationaliste de l'histoire. 00:32:32.000 --> 00:32:35.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Les billets coûtent cher, mais il y a quand même un peu de monde et. 00:32:35.000 --> 00:32:40.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): L'histoire là est vraiment utilisée pour créer. 00:32:40.000 --> 00:32:44.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Une sorte d'idéologie nationale. Quoi, hein, nationaliste. 00:32:44.000 --> 00:32:53.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Ou le projet Hommage aux héros en Normandie du côté de Caen, qui est un projet de parc de spectacles historiques sur le débarquement. 00:32:53.000 --> 00:32:57.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Qui est combattu par les historiens. Moi, j'ai signé une tribune contre. 00:32:57.000 --> 00:33:04.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): La formation de ce spectacle parce que le débarquement, c'est aussi beaucoup de morts, c'est beaucoup de villes détruites en Normandie. 00:33:04.000 --> 00:33:09.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Faire un spectacle là-dessus, ça semble complètement indécent. 00:33:09.000 --> 00:33:11.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): D'une certaine manière. 00:33:12.000 --> 00:33:15.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): C'est vraiment gommer la souffrance. 00:33:15.000 --> 00:33:19.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): De toutes ces populations qui sont mortes pendant le débarquement. 00:33:19.000 --> 00:33:23.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et on ne peut pas la raconter sous l'angle de l'héroïsme. Seulement ce n'est pas possible. 00:33:24.000 --> 00:33:27.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Voilà pourquoi. 00:33:27.000 --> 00:33:35.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Dans les revues d'histoire et de sociologie. Là, c'est le mouvement social: on s'intéresse de plus en plus à la manière dont on pourrait nous autres historiens écrire autrement. 00:33:36.000 --> 00:33:39.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Donc vous pouvez citer ce numéro spécial. 00:33:39.000 --> 00:33:43.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Du mouvement social, écrire autrement l'histoire sociale en quête de public. 00:33:43.000 --> 00:33:47.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Donc ça le fait qu'il y ait des articles dessus dans des revues. 00:33:48.000 --> 00:33:51.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Sur l'histoire publique montre que c'est vraiment. 00:33:52.000 --> 00:33:57.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): La préoccupation de rendre présente la science dans l'espace public. 00:33:58.000 --> 00:34:00.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Eh bien. 00:34:01.000 --> 00:34:06.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): S'invite même dans l'écriture de l'histoire et modifie l'écriture de l'histoire. 00:34:06.000 --> 00:34:09.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Donc il y a beaucoup de collègues qui écrivent des histoires populaires. 00:34:09.000 --> 00:34:13.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): L'idée, c'est vraiment d'écrire non seulement l'histoire des minorités, donc. 00:34:13.000 --> 00:34:17.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Places populaires femmes Mont-blanc, etc. 00:34:18.000 --> 00:34:21.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et de leur donner une place plus de place. 00:34:21.000 --> 00:34:32.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): L'idée, c'est de quand on est historien scientifique, c'est de dire si les gens ne nous croient plus, si les gens ne nous écoutent plus, c'est qu'ils ne se sentent pas représentés dans des livres d'histoire scientifiques et que c'est aussi notre rôle de le faire. 00:34:32.000 --> 00:34:36.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et l'idée, c'est aussi de l'écrire plus simplement, donc. 00:34:36.000 --> 00:34:41.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Une histoire populaire des Etats-unis, Michel Zankarine Fournel, Les luttes et les rêves. 00:34:41.000 --> 00:34:46.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Gérard Noirien, une histoire populaire de la France et puis récemment Laurence De Cock. 00:34:46.000 --> 00:34:50.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Qui a écrit aussi une histoire. 00:34:52.000 --> 00:34:55.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): De la France populaire. 00:34:59.000 --> 00:35:01.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Retrouver le nom. 00:35:01.000 --> 00:35:03.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): C'est. 00:35:03.000 --> 00:35:05.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Laurence de Kock Pardon. 00:35:10.000 --> 00:35:12.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): L'histoire de France populaire. 00:35:13.000 --> 00:35:16.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): D'il y a très longtemps à nos jours, c'est presque comme un conte. 00:35:16.000 --> 00:35:23.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Voilà, c'est l'idée de faire des Bd. Aussi. C'est la collection d'histoires dessinées de la France qui associe à chaque fois des historiens, des dessinateurs. 00:35:23.000 --> 00:35:31.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Moi j'ai fait le tome sur la Révolution française, notre révolution, donc c'est pareil. L'idée, c'est de multiplier les formats pour toucher le plus grand nombre de public. 00:35:31.000 --> 00:35:33.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Puisque. 00:35:33.000 --> 00:35:37.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): En partant d'idée que la bande dessinée, les grands moments graphiques, c'est. 00:35:38.000 --> 00:35:40.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Un grand euh. 00:35:40.000 --> 00:35:43.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Comment dire vecteur de diffusion, l'histoire. 00:35:43.000 --> 00:35:49.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Les sociétés. Du coup, les revues savantes scientifiques s'intéressent aussi. Du coup la bande dessinée. 00:35:49.000 --> 00:35:52.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Alors qu'avant, ce n'était pas du tout ce que. 00:35:52.000 --> 00:35:57.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Comment dire un thème qui aurait été utilisé, ce n'était pas considéré du tout comme un sujet sérieux. 00:35:57.000 --> 00:36:04.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et aujourd'hui comme de plus en plus d'historiens prennent ça au sérieux et disent que l'histoire publique, ça devient vitale, même pour notre survie au fond. 00:36:04.000 --> 00:36:08.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et puis aussi pour la fabrique d'une démocratie saine dans laquelle l'histoire. 00:36:09.000 --> 00:36:17.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Les gens pour se forger un opinion critique sur le passé ont besoin d'outils de qualité. 00:36:17.000 --> 00:36:20.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et donc voilà, Ils ont besoin que les historiens universitaires. 00:36:20.000 --> 00:36:24.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Interviennent sous d'autres formats, diffusent leur savoir et tout. 00:36:24.000 --> 00:36:30.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): La revue La société Représentation 2.022 a consacré carrément un numéro à l'histoire et à la bande dessinée. 00:36:30.000 --> 00:36:35.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Oui, c'est au travail en ce moment, c'est en train d'infléchir notre manière de faire de la science. 00:36:35.000 --> 00:36:50.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Jean-clément Martin un historien de la Révolution française, avec Laurent Turcot, qui ont publié au cœur de la révolution les leçons d'histoire d'un jeu vidéo Parce qu'ils ont participé à ils ont aidé Ubisoft Assassin's Creed Unity. 00:36:51.000 --> 00:36:53.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Jeu vidéo qui vous plonge dans la Révolution française. 00:36:53.000 --> 00:36:56.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Dans la série Assassin's Creed. Donc, vous voyez pareil. 00:36:57.000 --> 00:37:05.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Il y a les jeux vidéo n'existaient pas avant la Seconde Guerre mondiale, mais vraiment, c'est très nouveau. Cette volonté d'un historien sérieux d'historien, sérieux de vouloir. 00:37:05.000 --> 00:37:09.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Mettre la main dans ce qui serait considéré au. 00:37:09.000 --> 00:37:12.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Avant comme du divertissement inintéressant pour les scientifiques. 00:37:13.000 --> 00:37:21.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Des émissions de radio. Il y en a plein encore aujourd'hui, donc les lundis d'histoire, ça n'existe plus. La fabrique de l'histoire non plus, mais ils ont longtemps joué un rôle. 00:37:21.000 --> 00:37:29.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Dans la diffusion de l'histoire scientifique à un public quand même cultivé, c'est France Culture et aujourd'hui à droite, c'est le cours de l'histoire. 00:37:29.000 --> 00:37:33.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): De Xavier Mauduit C'est une émission hebdomadaire tous les matins sur France Culture. 00:37:34.000 --> 00:37:39.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Beaucoup d'émissions aussi, donc l'histoire au quotidien. Moi, j'y avais participé, c'était. 00:37:40.000 --> 00:37:45.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Avec Matt Lesggy C'était une vraie belle émission, je trouvais dans laquelle on proposait des reconstitutions. 00:37:45.000 --> 00:37:47.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Avec des reconstitutionnistes. 00:37:47.000 --> 00:37:55.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): C'est toute l'activité de l'historien médiéviste Patrick Boucheron. 00:37:55.000 --> 00:37:57.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Qui étais prof à Parisien avant. 00:37:57.000 --> 00:38:02.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Faire l'histoire, et puis surtout quand l'histoire fait date sur Arte, qui est quand même une des grandes émissions. 00:38:03.000 --> 00:38:05.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Où il a que des universitaires qui parlent, mais simplement. 00:38:06.000 --> 00:38:15.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): D'un événement. Patrick Bouchon Vraiment, C'est une volonté de sa part de démocratiser l'histoire, de diffuser l'histoire à la télé, à la radio et l'émission de radio. Aussi bon. 00:38:16.000 --> 00:38:20.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Alors ça touche un public pareil d'arte, hein, il n'y a pas de miracle, mais quand même. 00:38:20.000 --> 00:38:23.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): C'est quand même important d'essayer de le faire. Nicolas Foenstadt avec Urbex. 00:38:24.000 --> 00:38:27.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): L'idée de dire Bah, il n'y a pas de. 00:38:27.000 --> 00:38:35.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): On ne dirait pas que les archives dans les salles d'archives qui sont intéressantes. C'est aussi des archives. C'est aussi des bâtiments autour de nous qui ont été laissés à l'abandon. 00:38:35.000 --> 00:38:40.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et s'ils sont laissés à l'abandon, c'est qu'il y a des raisons, et ils disent quelque chose d'une histoire. 00:38:40.000 --> 00:38:49.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Des exclus des laissés-pour-compte et que le rôle de l'historien pour le coup de sortir de laboratoire, d'aller explorer ces lieux. 00:38:49.000 --> 00:38:52.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): De prendre quelques risques, c'est souvent des lieux interdits. 00:38:52.000 --> 00:39:03.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): D'accès et pour aller raconter, faire de l'histoire autrement et raconter l'histoire autrement faire l'histoire autrement, parce que l'urbex, c'est une pratique à la mode, donc l'idée, c'est que Nicolas Offenstein, quand il fait ça. 00:39:03.000 --> 00:39:05.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Il revisite la notion patrimoine aussi. 00:39:05.000 --> 00:39:13.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): En disant que ça peut aller avec le divertissement, une forme de divertissement, divertissement un peu à l'aventure. 00:39:14.000 --> 00:39:24.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Il y a un podcast d'histoire qui s'appelle Paroles d'histoire, qui est fait par un collègue qui s'appelle André Loëz, qui était le meilleur podcast d'histoire. 00:39:24.000 --> 00:39:34.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Je pense actuellement une émission des émissions des Youtubeurs. L'histoire nous le dira de Laurent Turcot et puis Manon. 00:39:35.000 --> 00:39:45.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Manon Brille, qui a une formation en histoire, même si elle n'est pas devenue une histoire historienne à l'université, mais Elle a une formation universitaire en histoire. 00:39:45.000 --> 00:39:52.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Il y en a d'autres, hein évidemment, nota bene, moi donc tout ça, j'ai essayé de le raconter dans mon livre Histoire. 00:39:52.000 --> 00:39:59.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): À quel point l'histoire est en train de changer, Justement, elle devient à la fois scientifique, mais aussi être historien scientifique, c'est de plus en plus faire d'autres choses. 00:39:59.000 --> 00:40:05.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Y une revue d'histoire publique au Collège de France qui s'appelle entre-temps Revue numérique d'histoire publique. 00:40:05.000 --> 00:40:08.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Si ça vous intéresse, vous pouvez aller fouiner, c'est plein. 00:40:08.000 --> 00:40:13.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Qui montre à quel point il a des collègues qui sont train faire plein d'expérimentations d'histoires publiques très intéressantes. 00:40:14.000 --> 00:40:19.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Mon parcours révolutionnaire dans la rue avec la Révolution française. 00:40:20.000 --> 00:40:25.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Ça c'est pareil, ça m'a pris trois ans de travail, je fais des visites tous les mois dans la rue. 00:40:26.000 --> 00:40:35.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Des lieux d'histoire, des formations d'histoire publique. Ben, il y en a plein maintenant alors en France il y a le Master d'histoire publique de Créteil à Albi à Nantes. 00:40:35.000 --> 00:40:44.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): À Dijon, à Angers Vous voyez donc c'est vraiment des formations auxquelles vous pourrez postuler si ça vous intéresse, on vous apprend à faire l'histoire. 00:40:44.000 --> 00:40:48.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Alors vous avez des cours d'histoire classique, mais aussi des cours d'histoire. 00:40:48.000 --> 00:40:51.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et de la Bd. Histoire faire. 00:40:51.000 --> 00:40:57.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Utiliser la radio pour l'histoire, la télé avec des stages, des exercices pratiques. Ils font aussi un festival tous les ans. 00:40:58.000 --> 00:41:00.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): L'histoire publique à Créteil. 00:41:00.000 --> 00:41:03.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Qui organisé par les étudiants. Donc vraiment, c'est génial. 00:41:04.000 --> 00:41:07.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): C'est la cérémonie des Jo de Patrick Boucheron. 00:41:07.000 --> 00:41:12.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Évident d'inviter un historien pour faire la cérémonie des yeux, donc ça montre bien. 00:41:12.000 --> 00:41:16.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Qui a une volonté politique et puis même de Thomas Joly, metteur en scène. 00:41:16.000 --> 00:41:23.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): De faire de l'histoire, mais aussi c'est parce qu'il y a des historiens disponibles pour ça aujourd'hui que ça marche, Patrick Boucheron est assez investi là dedans. 00:41:24.000 --> 00:41:28.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et enfin des festivals d'histoire dans lesquels les historiens font l'histoire publique. 00:41:28.000 --> 00:41:37.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): À destination de ceux qui ne sont pas historiens. Par exemple, il y a le Festival d'histoire publique de Toulouse, qui s'appelle Histoire à venir, qui a lieu tous les ans. 00:41:38.000 --> 00:41:43.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Là dans lequel mes deux collègues, Quentin Dellermoz et Pierre Singara Vellou. 00:41:43.000 --> 00:41:46.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): De Paris un pierceing à vélo Bah. 00:41:46.000 --> 00:41:48.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Font des ateliers d'histoire contrefactuelle. 00:41:49.000 --> 00:41:54.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): C'est-à-dire des histoires où on fait de la Wolleaf History c'est-à-dire, l'histoire avec des. Si. 00:41:54.000 --> 00:42:02.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et si la traite négrière n'avait pas lieu. Ils essayent, Il y a des gens qui viennent et leur donnent les règles du jeu en quelque sorte, c'est une sorte de jeu de rôle. 00:42:03.000 --> 00:42:06.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Et en faisant un peu un scénario impossible d'un événement qui. 00:42:06.000 --> 00:42:09.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): N'a pas eu lieu ou imaginez qu'il n'ait pas eu lieu. 00:42:10.000 --> 00:42:13.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Eh bien, on essaye de faire l'histoire sérieusement. 00:42:13.000 --> 00:42:19.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Moi, je fais des ateliers d'histoire aussi de théâtre sur la Révolution française. Il y a plein d'expériences. 00:42:19.000 --> 00:42:24.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Alors vous prenez tout ça en note, et ça fait partie du programme. 00:42:24.000 --> 00:42:29.000 Guillaume Mazeau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne): Voilà, je vous dis à bientôt, je vous l'envoie l'enregistrement dès que c'est fini.