Enseignants : Sylvie Pittia (CM/TD)
Jean-Claude Lacam, Raphaëlle Laignoux (TD)
(S2) Une grande puissance en Méditerranée : la République romaine à son apogée (270-146 av. n.è.)
En 270 avant notre ère, Rome parachève avec la conquête de Tarente sa domination sur l’Italie péninsulaire. La poursuite d’une expansion territoriale implique désormais des expéditions outre-mer. La plus grande puissance de Méditerranée occidentale, Carthage, jusque-là alliée de Rome, devient le principal obstacle à son hégémonie. Cette lutte a pour enjeux successifs la Sicile, la Sardaigne et la Corse, puis la péninsule ibérique et les espaces maritimes en Méditerranée occidentale. Elle menace même la survie de Rome quand les armées d’Hannibal envahissent et occupent durablement l’Italie. Or la défaite militaire engage la souveraineté politique, sans laquelle la cité antique ne survit pas. Au-delà de la suprématie, Rome et Carthage jouent leur existence. Les victoires romaines permettent la mise en place progressive d’un système nouveau de domination des populations et des territoires conquis, les provinces. Leur exploitation économique est désormais orientée au profit du vainqueur romain. Rome doit aussi adapter son armée aux besoins nouveaux de sa sécurité et la nature même du commandement militaire évolue, encourageant du même coup les formes de personnalisation du pouvoir et le culte des chefs. Forte de ses succès, Rome se tourne alors vers l’Orient et entame sa conquête des Balkans ; elle vient à bout du royaume de Macédoine, où règnent les successeurs d’Alexandre, puis de Corinthe, dernière cité-phare du monde grec. Ces conquêtes ont aussi des conséquences culturelles, notamment dans les rapports de Rome à l’hellénisme. En 146, Rome a éliminé à l’ouest comme à l’est de la Méditerranée toutes les grandes puissances à sa mesure. La République est à son apogée.
Pistes bibliographiques
-Pour la couverture chronologique des deux semestres :
S. Bourdin, C. Virlouvet, Rome naissance d’un empire. De Romulus à Pompée, Paris, Belin, 2021 (version de poche, 2024).
Fr. Hinard (dir.), Histoire romaine, 1, Des origines à Auguste, Paris, Fayard, 2000 (nouveau tirage 2021).
M. Humm, La République romaine et son empire, de 509 à 31 av. J.-C., Paris, A. Colin, U. Histoire, 2018 (accessible en ligne sur le site de la BIS)
-Pour l’étude de grands aspects du programme :
J.-M. David, La romanisation de l’Italie, Paris, Aubier, 1994 (nouveau tirage Flammarion, 2021).
E. Deniaux, Rome de la cité-État à l’Empire. Institutions et vie politique, 2e éd., Paris, Hachette, 2013 (accessible en ligne sur le site BIS)
Cl. Nicolet, Le Métier de citoyen dans la Rome républicaine, 2e éd. revue et corrigée, Paris, Gallimard, 1979 (rééd. dans la coll. TEL, accessible en ligne sur le site BIS).
Cl. Nicolet, Rome et la conquête du monde méditerranéen, t. 1, Les structures de l'Italie romaine, Paris, PUF, Nouvelle Clio, 1979 (10e rééd. 2001 ; accessible en ligne sur le site BIS).
-À consulter :
A. Boissière, C. Grandjean, C. Virlouvet, Atlas de la Méditerranée ancienne, Paris, Belin, 2025
- Enseignant éditeur: Pittia Sylvie