Ce cours porte sur la contribution de l’écologie de marché à l’économie et à l’étude des politiques environnementales. Ces apports vont de la critique du dirigisme environnementale à la description des succès des solutions privées, gestion marchande et associative. Le principe général de l'écologie de marché est le suivant. Une ressource est préservée si le propriétaire y est incité. La propriété privée peut-être privé ou commune, l'important c'est qu'elle conduire les individus à donner une valeur à la nature, aux ressources naturelles. La propriété tribale des troupeaux d'éléphants au Zimbabwe comme le droit de chasse sont des mécanismes incitatifs de ce type. Ils conduisent chaque individu à protéger les éléphants par intérêt. La protection des paysages, la production d'aménités rurales et plus généralement de l'environnement exigent moins de réglementation, moins d'impôts et de dépenses publiques et plus de libertés économiques, c'est-à-dire plus d'incitation monétaire et non monétaire à la préservation. C'est ce qu'apprend l'écocide soviétique, d'un part, mais aussi les échecs du dirigisme environnemental. Le propriétaire a le droit de détruire (abusus), mais l'Etat peut aussi s'arroger ce droit et il l'a bien utilisé durant tout le XX° siècle.L'alarmisme malthusien et anti croissance de l'économie écologique étant de son côté très critiquable, outre ses erreurs de prévisions, il sous estime la force de la créativité humaine et les bienfaits du respect des libertés économiques dans la protection de l'environnement. Sur ces bases générales qui refusent de penser que l'économie de marché souvent appelé, mal à propose capitalisme, l'écologie de marché montre comment dans de nombreux domaines, les mécanismes de marché servent la cause écologique.
- Enseignant éditeur: Facchini Francois