
Comment interroger la mort non comme simple fait biologique négatif, la perte définitive des propriétés nécessaires à la vie, mais comme problème philosophique central, celui d'une présentation de l'imprésentable ? Comment approcher ce qui semble à la fois certain et impensable ? En nous fondant sur un corpus allant de Platon à Jankélévitch en passant par Pascal ou Nietzsche, il s’agira d’examiner les principales réponses philosophiques à l’angoisse de la finitude : dissoudre la peur, apprivoiser la mort, lui donner un sens ou au contraire en assumer l’absurdité. À partir du vertige d'Ivan Ilitch quant à l'imminence de son propre trépas, nous confronterons ces doctrines philosophiques entre elles, sans n'avoir pour autant de la mort qu'une expérience toujours détournée : ou bien en troisième personne, ou bien dans l'anticipation d'une certitude intérieure. Le cours évoluera ainsi suivant cette question directrice : la pensée de la mort permet-elle de mieux vivre, ou révèle-t-elle au contraire une limite irréductible de la philosophie ?
- Enseignant éditeur: Serlooten Baudouin
L. Tolstoï, La mort d’Ivan Ilitch, F. Flamant (trad.), Paris, Folio, 1997
Platon, Phédon, E. Chambry (trad.), Québec, Canada, La Bibliothèque électronique du Québec, 2008, vol. 4, 66b–68b, 83c–83, 115c-116a, 118a.
Épicure, Lettre à Ménécée, O. Hamelin (trad.), Canada, Les Échos du Maquis, 2011, §§124–127.
Saint Augustin, La cité de Dieu, E. Saisset (trad.), Paris, Guérin & Cie, 1869, livre XIII, ch. II, X-XI.
M. de Montaigne, Essais, G. de Pernon (trad.), Nantes, Guy de Pernon, 2009, vol. I, ch. XIX, §§24-32, §§42-47, et §51.
B. Pascal, Pensées, P. Sellier (éd.), Paris, Le Livre de Poche, 2000, liasse « Divertissement ».
A. Schopenhauer, Le Monde comme Volonté et comme Représentation, A. Burdeau (trad.), Paris, PUF, 2004, Suppléments, ch. XLI.
F. Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, G.-A. Goldschmidt (trad.), 41e éd., Paris, Librairie Générale Française, 1972, I, « De la mort volontaire ».
M. Heidegger, Être et Temps, E. Martineau (trad.), 10e éd., Paris, Authentica, 1985, §§50-51.
J.-P. Sartre, L’Être et le Néant, Paris, Gallimard, 1976, IV, ch. 1, II, E) « Ma mort ».
A. Camus, Le mythe de Sisyphe, Paris, Gallimard, 1990, « L'absurde et le suicide ».
V. Jankélévitch, La Mort, Paris, Flammarion, 1977, I, « Le mystère de la mort et le phénomène de la mort ».
DST de mi-semestre, DM facultatif, Partiel écrit en fin de semestre
L. Tolstoï, La mort d’Ivan Ilitch, F. Flamant (trad.), Paris, Folio, 1997
Platon, Phédon, E. Chambry (trad.), Québec, Canada, La Bibliothèque électronique du Québec, 2008, vol. 4, 66b–68b, 83c–83, 115c-116a, 118a.
Épicure, Lettre à Ménécée, O. Hamelin (trad.), Canada, Les Échos du Maquis, 2011, §§124–127.
Saint Augustin, La cité de Dieu, E. Saisset (trad.), Paris, Guérin & Cie, 1869, livre XIII, ch. II, X-XI.
M. de Montaigne, Essais, G. de Pernon (trad.), Nantes, Guy de Pernon, 2009, vol. I, ch. XIX, §§24-32, §§42-47, et §51.
B. Pascal, Pensées, P. Sellier (éd.), Paris, Le Livre de Poche, 2000, liasse « Divertissement ».
A. Schopenhauer, Le Monde comme Volonté et comme Représentation, A. Burdeau (trad.), Paris, PUF, 2004, Suppléments, ch. XLI.
F. Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, G.-A. Goldschmidt (trad.), 41e éd., Paris, Librairie Générale Française, 1972, I, « De la mort volontaire ».
M. Heidegger, Être et Temps, E. Martineau (trad.), 10e éd., Paris, Authentica, 1985, §§50-51.
J.-P. Sartre, L’Être et le Néant, Paris, Gallimard, 1976, IV, ch. 1, II, E) « Ma mort ».
A. Camus, Le mythe de Sisyphe, Paris, Gallimard, 1990, « L'absurde et le suicide ».
V. Jankélévitch, La Mort, Paris, Flammarion, 1977, I, « Le mystère de la mort et le phénomène de la mort ».