Aperçu des sections

  • photo

    Le stage de terrain de L3 a généralement lieu dans la semaine qui suit les partiels du second semestre : attention, pour certains stages, la durée du voyage jusqu’au terrain nécessite un départ et un retour dans le courant du week-end.

    En 2024, les stages, qui sont d'une durée de 5 à 7 jours selon les cas, devraient se tenir entre le 25 Mai et le 2 Juin selon les dates de départ et de retour des différents stages.


    ATTENTION, tous les stages ne vous sont pas ouverts :

    • Les étudiants du parcours Espaces, Territoires, Sociétés peuvent faire leur choix parmi les 8 stages proposés.
    • Il est vivement conseillé aux étudiants inscrits en double licence Géographie-Histoire et Géographie-Droit qui souhaitent faire un stage d'opter pour le stage de "Géographie rurale" ou pour celui d'"Aménagement urbain et développement économique" qui se tiendra en Ile-de-France. Des examens étant encore possibles en droit et en histoire au début de la semaine de stage, il est préférable de choisir des destinations proches de Paris - ce qui sera le cas dans ces deux stages. 
    • Les étudiants de la Licence Aménagement ont le choix entre 7 stages (pas d’inscription possible au stage de "Géomorphologie").
    • Les étudiants de la Licence Environnement ont le choix entre 6 stages (pas d’inscription possible aux stages d'"Aménagement urbain et développement économique" ou de "Géographie urbaine").
    • Les étudiants de la Licence Pro peuvent suivre 3 stages : "Géomorphologie et environnement", "Environnement littoral", et "Gestion des milieux montagnards".


     

  • Descriptif des huit stages de terrain :

    Aménagement urbain et développement économique

    Ce stage d'initiation à la recherche s'intéresse aux couronnes de grandes régions métropolitaines affectées par des transformations économiques profondes : désindustrialisation, puis tertiarisation liée au débordement des centres d’affaires traditionnels, avec des impacts importants sur l'urbanisation, les recompositions socio-spatiales mais également sur le paysage urbain et l'environnement. Ces transformations sont fréquemment associées à des actions d'aménagement qu'il s'agit alors d'analyser.

    Les travaux des étudiants, réalisés en équipes, pourront porter sur les fonctions globales (parcs d’affaires, immobilier de bureau, sièges sociaux des grandes entreprise), créatives (industries culturelles, numériques, industrie de la mode et du luxe, artistes indépendants) s’implantant dans de tels territoires. Ils peuvent aussi s’intéresser aux enjeux de développement local et d’aménagement, aux opérations d’urbanisme associées à l’arrivée de ces fonctions et à la volonté d’intervenir sur les recompositions sociales de la population que celles-ci pourraient entraîner. Ils peuvent également porter sur les stratégies d'aménagement temporaire ou transitoire qui caractérisent la transition de ces territoires périurbains vers leur métropolisation. Ils pourront enfin s'intéresser aux incidences environnementales et paysagères de ces transformations sur les espaces ouverts du territoire (friches urbaines, délaissés) et sur les espaces publics en général, à la fois sous l'angle de leur aménagement, de l'évolution de leurs usages ou de leurs enjeux en termes de gestion.

    Les séminaires de préparation regroupent des cours présentant les débats portant sur les recompositions socio-territoriales associées à la métropolisation, les caractéristiques et les évolutions majeures du terrain retenu, des ateliers méthodologiques permettant d'expérimenter, à partir de travaux d'équipes, comment mettre en place une problématique, réaliser une recherche bibliographique, collecter des sources (textes juridiques, plans d'urbanisme, cartes, données statistiques, images ...), mettre en forme des questionnaires d'enquêtes et des guides d'entretiens, prendre contact avec les acteurs, traiter les données collectées sur le terrain. Sur ce terrain, les recherches sont réalisées par équipes de 3 à 4 étudiant.e.s. Elles donneront lieu pour chaque thème, lors de la semaine qui suivra, à la réalisation d’un rapport de stage.

    Le stage se déroulera en Ile-de-France.

    Analyser les métropoles contemporaines : sources, méthodes et enjeux

    Ce stage d’initiation à la recherche a pour objectif de former les étudiants aux méthodes de la recherche en géographie urbaine en mobilisant explicitement les connaissances acquises par les étudiants au cours de leur cursus de licence. Les travaux menés par les étudiants s’inscrivent ainsi dans les grands thèmes abordés en géographie urbaine (dimensions multiples du fait urbain et des fonctions urbaines, acteurs et modes de production urbaine, différenciations socio-spatiales de l’espace, etc.) mais aussi les concepts et méthodes acquis dans les enseignements d’analyse spatiale et d’analyse de données.

    Après un cours de présentation de l’espace retenu pour le stage, des ateliers en groupes seront effectués pour identifier des méthodes et des bases de données permettant aux étudiants de conduire des analyses préliminaires de l’espace géographique en mobilisant les grands concepts de l’analyse spatiale (concentrations, accessibilité, ségrégation, attractivité, spécialisation, mobilité et échange, réseaux, interactions spatiales etc.). Ces séances viseront également à former les étudiants aux méthodes de recueil de données quantitatives ou qualitatives sur le terrain (enquêtes, questionnaires, dénombrement, relevés géolocalisés, entretiens, observation, etc.).

    Le but est de permettre aux étudiants de développer un éventail de compétences complémentaires pour l’analyse des problématiques et des enjeux des métropoles contemporaines. Les thèmes traités par les étudiants auront pour objectif de cerner les grands enjeux spatiaux de la métropole étudiée comme l’accessibilité aux services et ressources urbaines, la spécialisation fonctionnelle, la division sociale de l’espace, la qualité et l’efficacité des réseaux, la mobilité et les échanges, etc.

     

    Environnement littoral

    Dans le cadre de ce stage, les étudiants sont amenés à analyser, en petits groupes, différents types de littoraux selon des problématiques adaptées à chaque site et prenant autant en considération les processus physiques que les aspects humains et écologiques. Les sujets couvrent des problématiques liées aux risques ou aux enjeux littoraux et à la gestion de cet environnement spécifique. Les séances de préparation en salle servent à poser le cadre épistémologique et le contexte des différentes études (environnement physique, évolution historique, contexte géographique, contraintes législatives…).

    Un travail préparatoire et collectif, en groupes de trois à cinq étudiants, est réalisé avant le stage : recherches bibliographiques et documentaires, apprentissage de la technique du transect topographique, élaboration d’une problématique et d’un plan, prise de contact avec les acteurs locaux, préparation d’un questionnaire ou de guides d’entretien, élaboration du calendrier des travaux et des rendez-vous, présentation orale de ce travail préparatoire avant le départ. Sur place, le travail de terrain de chaque groupe consiste à réaliser des transects topographiques, des relevés GPS, des analyses morphologiques, des relevés biogéographiques, des analyses paysagères, des entretiens auprès des acteurs et/ou une enquête par questionnaire auprès de la population, des recherches en archives, une cartographie SIG, etc.

    Chaque groupe rend un document illustré de quatre à six pages, restituant les résultats obtenus sur le terrain, en réponse à une problématique.

    Le lieu de stage est annoncé aux étudiants lors de la première séance.

     

    Géographie et pratique du développement

    Ce stage a pour objectif d'initier les étudiants à la démarche de recherche, en lien avec les problématiques de la géographie du développement. Les thématiques étudiées sont : crise et reconversion de l’industrie ou de la pêche, projets de développement agricoles, enclavement et mobilités, économie informelle, enjeux fonciers, etc. Il s'agira aussi de mener une analyse réflexive sur le regard et la position du chercheur, notamment à partir des notions d'exotisme et d'altérité.

    Les étudiants travailleront par groupe : l'enjeu du semestre sera de définir un sujet et une problématique puis de choisir, de mettre en œuvre et de justifier une méthode de recherche. Le travail fera l'objet de travaux individuels et collectifs. 

    La préparation en salle sera consacrée à la discussion de la notion de développement et de projet de développement à partir du terrain d'étude choisi. Il s'agira aussi d'apprendre à définir et à mettre en place une démarche de recherche en sciences sociales : sources, collecte de données, traitement et analyse des données, élaboration de questionnaires, de guides d'entretiens et d'observation, calendrier de travail, prise de contacts.

    Les étudiants sont informés du lieu de séjour, au plus tard lors de la première séance en salle. En 2021, le stage s'est déroulé en île de France, en 2022 à Marseille, et en 2023, il devrait avoir lieu soit dan sune grande ville française soit à l'étranger (possiblement le Maroc)  selon les possibilités. Le choix final sera fixé courant décembre.

     

    Géographie rurale

    Ce stage se caractérise par sa localisation en milieu rural et l'accent mis sur des problématiques de recherche relatives à la question de la ruralité ; toutefois, ce contexte rural ne préjuge en rien des thématiques de recherche qui peuvent être abordées : questions de développement ou d’aménagement du territoire (voire d’environnement), mais aussi questionnements de géographie sociale ou culturelle pourront être choisis comme cadre d'étude par les étudiants. Les séances en salle permettront d'analyser les informations disponibles sur la zone d'étude et mettront d'emblée les étudiants en situation d'autonomie : ils prendront en charge la collecte des données statistiques et leur traitement cartographique, la recherche bibliographique et sitologique... Les résultats seront analysés en commun et mutualisés de façon à être réutilisés par chaque petit groupe de travail (de trois ou quatre étudiants) dans l'élaboration du rapport de stage. Enfin, des questionnaires d’enquêtes et des guides d’entretien seront constitués pour préparer la collecte d’autres informations sur le terrain, et seront adaptés aux différents interlocuteurs ciblés (exploitants agricoles, collectivités territoriales, industries ou services, organismes publics ou associations…). Le lieu du stage change chaque année, les étudiants seront informés de sa localisation lors de la première séance en salle. Nota bene : Une mobilité certaine étant nécessaire pour se déplacer dans des zones rurales où les transports collectifs sont peu denses et peu fréquents, il est nécessaire que plusieurs étudiants puissent disposer d’une voiture pendant la semaine de terrain, l’idéal étant une voiture pour quatre étudiants.

     

    Géographie urbaine

    Le stage de géographie urbaine et aménagement se propose d’initier les étudiants à la mise en œuvre sur le terrain de recherches relatives tant à la géographie sociale et culturelle intra-urbaine qu'aux questions d'urbanisme et d'aménagement urbain. Le travail de préparation en salle insiste sur l'identification des données disponibles et leurs premières analyses, ainsi que sur les fondements conceptuels des recherches proposées. Le stage inscrit la réflexion dans une perspective résolument comparatiste. Différents thèmes d'études intra-urbaines sont proposés aux étudiants (organisés par petits groupes de 3 ou 4 pendant la semaine de stage) : politiques urbaines et transformations territoriales ; architectures et paysages urbains ; minorités visibles et invisibles ; espaces et sociétés ; circulations urbaines ; espaces publics dans la ville. La ville choisie par les enseignants change selon les années.


    Géomorphologie et environnement

     L'objectif de ce stage de terrain est de mettre en pratique les méthodes et théories de la recherche en géographie physique et environnement acquises au cours du cursus de Licence. Le stage, d'une durée d'une semaine, est dédié à l'étude intégrée d'un milieu et la gestion des risques naturels.

    Les thématiques abordées lors de ce stage concernent, d’une part les processus géologiques et tectoniques qui ont présidé à la mise en place des reliefs, d’autre part à la géomorphologie dynamique, c'est-à-dire l'étude des processus d'érosion. L'approche permettra ainsi de reconstituer l'évolution récente de formes de relief, le rôle passé et actuel de la société dans la construction des paysages et la modification des processus hydrologiques et géomorphologiques. On s'intéressera tout particulièrement à la gestion et aux mesures de préservation de l’environnement mais aussi à la gestion du risque par les sociétés.

    Les séances en salle précédant le stage auront pour objectif de familiariser les étudiants avec le lieu de stage, mais aussi d'apporter des compléments théoriques en géomorphologie dynamique (mouvements de terrain sur les versants, la dynamique fluviale, l'érosion des sols), en gestion des risques et dynamiques environnementales. Sur le terrain, les étudiants, organisés en petits groupes autonomes, réaliseront une étude fondée sur des relevés de terrain, des cartes géomorphologiques...

    L'objectif du stage est d'ouvrir aussi des perspectives de thèmes de recherche pour guider les étudiants se destinant en première année de master à la géographie physique et environnementale.

     

    Gestion des milieux montagnards

    Ce stage propose une initiation aux méthodes de recherche portant sur les enjeux environnementaux contemporains des territoires de montagne en France. Les thématiques abordées portent plus spécifiquement sur les enjeux autour de la caractérisation et de la gestion de la biodiversité. Au cours des années précédentes, ont été traitées des questions telles que celle des stratégies de conservation de la biodiversité en haute montagne (Alpes du sud), des agricultures alternatives en moyenne montagne (Diois); des rapports entre faune sauvage et populations rurales (Causse Méjean). 

    Les séances en salle précédant le stage auront pour objectif de familiariser les étudiants avec le terrain et la thématique (recherche bibliographique, collecte de données cartographiques, identification des acteurs du territoire et des enjeux de gestion) mais aussi d'apporter des compléments théoriques et méthodologiques en biogéographie (inventaires naturalistes, continuités écologiques, etc.). Sur le terrain, les étudiants organisés en petits groupes autonomes réaliseront une étude fondée sur une méthodologie mixte associant relevés de terrain, cartographie et entretiens avec les différents acteurs de ces territoires.

    L'objectif du stage est d'ouvrir aussi des perspectives de thèmes de recherche pour guider les étudiants se destinant en première année de master de géographie de l'environnement. Pour la bonne réalisation de ce stage en milieu rural et montagnard, il sera nécessaire que plusieurs participant.e.s puissent utiliser leur voiture, en complément des mini-bus conduits par les enseignants.