Bonjour à toutes et à tous,
Je m'aperçois que mes explications d'hier concernant le projet autour de l'exposition "Esclaves en Méditerranée, XVIIe-XVIIIe siècle" n'étaient peut-être pas claires. Avec M. Chauvard et M. Calafat, nous vous proposons une expérience de travail collectif qui prendra la forme d'un reportage sur l'exposition et sa fabrique. L'enjeu est de réfléchir sur la question de la mémoire de l'esclavage en Méditerranée et de son exposition dans les musées aujourd'hui, à l'aune de la mémorialisation de l'esclavage depuis la loi Taubira, des nombreux travaux interdisciplinaires qui ont bouleversé nos connaissances et du rapport entretenu avec l'esclavage atlantique. Nous vous proposons de former un groupe de travail afin de mener à bien une recherche approfondie sur l'exposition et son contexte au moyen des initiatives suivantes : approfondissement sur les évolutions historiographiques des deux dernières décennies, entretien avec les commissaires de l'exposition, table-ronde au musée du Louvre sur la question de l'esclavage au musée, interview de visiteurs. Quelques réunions auront lieu pour préparer et finaliser tout cela. Le cadre est posé, mais vous serez libres de proposer vos réflexions, vos idées et de vous emparer du projet pour rédiger ensemble le rendu final sous la forme d'un reportage, au croisement entre histoire, histoire de l'art et journalisme culturel, qui sera publié en ligne.
Le projet n'est ni obligatoire, ni noté. Il repose sur votre enthousiasme et votre engagement. Il s'agit de l'opportunité de mener un travail enrichissant et différent, tout en étant relié aux enjeux de votre cursus. Vous pouvez y réfléchir au cours de la semaine.
Je demanderai par ailleurs à celles et ceux qui ne pourraient pas venir à l'exposition du 16 avril de me prévenir sans tarder afin que leurs billets puissent être proposés à vos camarades de Master.
Bien à vous,
Gilles Narcy
P.S. : Les diapositives de la séance d'hier seront mises en ligne exceptionnellement après la séance 7 et la discussion du livre d'Isabelle Poutrin.