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  • JEUDIS

    11h-14h

    Salle D632 SORBONNE

    (Crédit Image: Combattantes du TPLF, Memorial Museum, Mekelle.)

    Ce séminaire vise à fournir les bases d'une meilleure compréhension des dynamiques de conflits armés en Afrique, et dans une moindre mesure au Moyen Orient, ainsi que des transformations sociales, politiques et économiques qu'ils entrainent et dont ils se nourrissent. Il adopte un angle d'approche ouvertement « interniste », en s'intéressant au plus près - grâce aux outils de l’histoire sociale, de la sociologie politique et de l’anthropologie - aux acteurs et actrices qui participent à ces guerres ou qui sont affecté.e.s directement par elles. L'un des principaux objectifs est de mieux comprendre l'ancrage de la violence armée dans la société : comment les dynamiques de conflit armé procèdent, se nourrissent, affectent, des dynamiques politiques, économiques, et des divisions sociales locales. Cela, sans pour autant considérer ces guerres comme des phénomènes décrochés du reste du monde : les dynamiques de conflit qui nous intéressent étant au contraire profondément extraverties. On s'attachera justement à comprendre de manière plus précise les modalités et les effets de la transnationalisation des dynamiques de violence armée. 

    Loin d'être un moment de l'exceptionnel, de l'anomie ou de l'irrationalité, les guerres demandent à être analysées sous l'angle de ce qu'elles doivent à des ordres sociaux, des savoirs et des représentations préalables, qui doivent être interrogés sociologiquement. Le recours à la violence armée s'inscrit dans des stratégies et des trajectoires d'acteurs (de survie, de résistance, d'accumulation, d'ascension sociale et politique). A rebours des grandes mises en récit téléologiques ou dépolitisantes, qu'elles soient nationalistes, humanitaires ou religieuses, on s'attachera à reconstituer les rationalités plurielles, les sens multiples de la violence, et les dynamiques sociales dont les guerres sont le théâtre et les productrices. On s'interrogera sur les continuums qui peuvent exister entre pratiques routinières des temps de « paix » et pratiques guerrières.

    Les séances sont organisées autour d'études de cas. Dans chaque configuration, il s'agira d'interroger différentes thématiques: les modalités de la production du savoir sur ces conflits armés et ces formes de violence, les enjeux que cette production de savoir et sa diffusion soulèvent dans différents espaces sociaux ; les articulations entre différentes échelles de conflictualité ; l'explication sociologique des formes que la violence prend ; les rationalités politiques, sociales et économiques plurielles en jeu parmi les acteurs du conflit ; les effets de la guerre dans différents secteurs des sociétés concernées et sur les relations entre ces secteurs ; les liens entre inégalités sociales, politiques, économiques et l'éclatement de conflits armés ; les effets des guerres sur les clivages, les hiérarchies sociales, les capitaux sociaux et les habitus. 

    Pour chaque séance, un groupe d'étudiant.es (N=4) sera chargé de la co-préparation et de la co-animation de cette dernière avec l'enseignante. L'un des enjeux sera notamment d'identifier de la documentation pertinente pour ensuite travailler collectivement sur l'étude de cas, mais aussi d'être à même de soulever les enjeux sociologiques plus larges identifiables via l'étude de cas.

    Pour chaque séance, le groupe en charge de la co-préparation devra préparer une présentation comprenant: 

    • Une présentation géographique / cartographique du conflit AVEC CARTES A L’APPUI
    • Une présentation des différentes parties en conflit (groupes armés, élites politiques, catégories sociales) avec une attention particulière à leur profil social
    • Une présentation sur l’un des aspects du conflit et les questions de science politique qu’il soulève, choisi avec l’accord de l’enseignante
    • Une ouverture sur les pistes de recherche supplémentaires qui devraient/pourraient être menées sur ce conflit et les enquêtes de terrain qui devraient être envisagées, comprenant des considérations sur les enjeux de la production de savoir sur le conflit en question. 

    Par ailleurs, l’équipe devra sélectionner un document ressource à partager avec le reste de la classe (article de presse, extrait de discours d’un acteur/trice du conflit, courte vidéo) qui devra servir de base à une discussion avec le reste de la classe, en + de la lecture obligatoire pour toutes et tous.

    Cette présentation ne devra pas excéder 30 minutes. Elle devra être vivante, animée, faite avec notes MAIS SANS LES LIRE. Le powerpoint est autorisé mais pas indispensable. Par contre l’usage des cartes est obligatoire. En sus de la qualité de la recherche et de l'analyse, ce sont aussi les capacités d'animation de la séance qui seront évaluées. 

    Une version écrite, intégrant les feed backs de la classe, sera remise à l’enseignant.e à la fin du semestre. 

    Chaque séance comprendra également des points de cours plus magistraux par l'enseignante. 

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